La réussite de Kévin et Even, patrons du club La Chrysalide depuis 2011, force le respect.
Les deux frères sont revenus avec nous sur les principales étapes de leur success story.
Rencontre.

Even (à gauche) et Kevin (à droite)

Wyylde : Comment se passe votre collaboration ? Travailler en famille, cela facilite les choses ?

Kévin : Travailler en famille permet d’avancer beaucoup plus rapidement, et surtout de gagner en confiance. Une collaboration tierce ralentit et nuit au bon développement de la structure. En famille, nous avons une vision sur le long terme. Les intérêts particuliers s’effacent au profit de l’intérêt général. Les sacrifices sont grands, mais la liberté n’a pas de prix. En famille, on n’est jamais déçu, pas de manigances, de coups bas, etc. Le seul HIC réside dans nos conversations familiales qui abordent souvent le club. Cela peut user à force.

Even : C’est une vraie force collaborative où chacun peut se reposer sur l’autre. Nous sommes complémentaires. Kévin est une vraie pile à mes yeux, une machine à idées… Je suis plus calme et réfléchi, j’appuie sur le frein de temps en temps pour que nos objectifs collent aux attentes de nos clients. La clientèle aime quand ça bouge, mais pas trop vite (rires) !


Qui sont les membres de votre famille qui participent à la gestion du club ?

K&E : À part nous, Fantine (l’épouse de Kévin et notre cover girl du mois, NDLR). Notre sœur est au club mais indépendante, avec sa propre boutique Chrysa Beauty’s.

Comment en êtes-vous venus à créer un club libertin ?

Kévin : Le destin ! Je terminais mon école de commerce, et le projet familial de monter un nouveau club s’est invité dans le choix de ma future orientation professionnelle. C’est le côté entreprenariat qui a définitivement pesé dans la balance.

Even : Une histoire de famille. Nos parents sont libertins. Ils ont créé un premier club. Étudiant à l’époque, j’y ai passé le plus clair de mon temps pour les aider. Le milieu m’a séduit. À la fin de mes études de gestion, j’ai donc décidé de rejoindre l’entreprise et d’en faire mon métier. C’est une très belle période, je m’en souviens avec nostalgie. Le milieu ne s’était pas autant «professionnalisé», et nous vivions les choses simplement.


Qui a choisi ce nom, La Chrysalide , et pourquoi ?

Kévin : C’est notre mère qui a proposé ce nom sur un brainstorming.

Even : Le nom Chrysalide est la continuité d’une aventure familiale qui a débuté avec un premier club sauna (Le Lipstick, NDLR). Au départ, La Chrysalide était un tout petit club de 300m2. Nous proposions une partie restaurant modeste avec une piste de danse minimaliste, ambiance « baroque porno chic ». Mais nous avions déjà pour projet d’y apporter une plus-value, notamment du côté de la balnéo… Telle une chrysalide qui se transforme et mue avec le temps…

Pensez-vous que votre jeunesse a une incidence sur la manière dont vous gérez votre club ?

Kévin : Je me rappellerai toujours de notre première virée au Cap d’Agde, à la « Nuit des Boss » au Glamour, organisée par Didier Menduni de France Coquine. Nous avions initié une communication virale via les tubes et les réseaux sociaux. La mise en garde de nos pairs n’a pas tardée. Nous sommes arrivés pendant une phase de transition, où Internet était en train d’exploser. Néanmoins, pour la majorité des patrons de club, le libertinage devait rester caché. Nous avions l’impression de dévoiler un secret, c’était amusant. Avec l’expérience, je comprends maintenant ce qu’ils voulaient nous dire…

Even : Bien sûr. Nous en avons d’ailleurs souvent payé le prix à nos débuts. Je compare souvent notre arrivée dans le milieu à un chien dans un jeu de quilles. On a souvent entendu des phrases du genre « vous ne pouvez pas faire ça, ça ne marchera pas, les libertins ne vont pas aimer… ». Aujourd’hui, cela nous fait sourire, car nous avons développé de nouveaux moyens de communications qui attirent les gens de notre génération mais aussi des précédentes, qui se reconnaissent à travers notre travail.

Comment voyez-vous évoluer le libertinage ?

Kévin : Je pense que nous nous dirigeons vers une segmentation des pratiques. D’un côté, les « purs et durs » qui ne sortent généralement plus en club ou occasionnellement, qui veulent du sexe à tout prix, participent ou organisent des soirées privées. D’un autre côté, les libertins festifs, ceux pour qui le sexe est la cerise sur le gâteau.

Even : Comme je le disais plus haut, le libertinage se professionnalise, les clubs sont de plus en plus aboutis en termes de structures et de services, et l’approximation n’a pas sa place. La clientèle libertine est très exigeante et aime les  « beaux endroits ». À part ça, le libertinage est ce qu’il a toujours été. Les pratiques ne changent pas, et même si on fait tout un scandale des jeunes avec l’accès facile au porno, je pense qu’il y a toujours un fossé entre le virtuel et la pratique. Le libertinage est là pour le rappeler, il y a des règles et toujours beaucoup de respect les uns envers les autres dans ce milieu. Le libertinage est une belle école de la vie.

La suite de l’interview est à retrouver dans Wyylde : le Mag en kiosque depuis le 6 mai !
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Toutes les informations sur la discothèque sont disponibles sur la page de La Chrysalide depuis Wyylde, accessible ICI
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