En 2005, 44% des hommes français déclaraient avoir déjà eu des problèmes d’érection. En plus de dix ans, ce chiffre est passé à 64%. Comment l’explique-t-on ? Une enquête de l’IFOP pour my-pharma.info a été dévoilée le 15 octobre pour répondre à toutes ces questions.

L’espérance de vie se rallonge

Sans surprise, la moitié des hommes concernés ont 70 ans ou plus. Les troubles érectiles allant généralement de pair avec la vieillesse, il est logique que de plus en plus de cas soient recensés au fur et à mesure que l’espérance de vie augmente.

Les quarantenaires dans la fleur de l’âge

La tranche d’âge souffrant le moins de ces problèmes (14%) aurait entre 40 et 49 ans. Serait-ce finalement le bel âge ? Ou l’on atteint le sommet de sa sexualité ?

Les plus jeunes en ligne de mire

Comme quoi jeunesse et vigueur ne vont pas forcément ensemble, les moins de 35 ans représenteraient à eux seuls 23% des hommes touchés.

Un problème à diviser

Les troubles érectiles ne signifient pas simplement ne pas avoir d’érection du tout. C’est le cas effectivement pour 47% des participants à l’étude, mais la majorité affirme avoir eu une érection, sans parvenir à la maintenir tout le long du rapport.

Quid des femmes ? 

Des femmes ont également répondu à l’enquête, comparant en effet leur ressenti aux expériences relatées par leurs pairs. En 2001, seulement un quart de celles-ci affirmaient avoir déjà observé chez leur conjoint des problèmes d’érection, contre 64% aujourd’hui. La progression en 17 ans est énorme, et infirme l’évolution de la sexualité et du dialogue qui lui est propre au fil des années. Auraient-elles ressenti une gêne à l’idée de l’évoquer à l’époque ? Le dialogue a-t-il évolué positivement avec le temps ?

La société évolue, la sexualité aussi

Les potentielles causes des dysfonctionnement érectiles sont certes majoritairement liées à l’âge, mais concernant les plus jeunes elles peuvent être liées à la société qui les entoure : développement massif de l’industrie pornographique (addiction à la masturbation, naissance de complexes créant des blocages avec leurs partenaires, etc.), stress, temps passé devant les écrans, tabac, alcool, drogues, … La liste est longue.

Le trouble érectile peut aussi tout simplement provenir d’un diabète, d’hypertension, d’obésité, ou d’un blocage/traumatisme psychologique. Un traitement adapté ou une thérapie psychologique peuvent parfois tout simplement pallier à ce problème.

Quelles solutions ? 

La solution numéro un connue de tous : le Viagra. La moitié des participants à l’enquête ont avoué avoir déjà songé à y recourir mais seulement 15% d’entre eux ont franchi le pas. Et… Surprise ! Sans ordonnance, 82% des consommateurs de Viagra ont moins de 25 ans. Curiosité ou réel besoin ?

La pilule bleue qui fête cette année son vingtième anniversaire, est à l’origine d’une révolution sexuelle pour les hommes souffrant de troubles érectiles et reste toujours en tête des traitements proposés. On trouve également le Cialis, autre comprimé à avaler avant un rapport sexuel, prodiguant les mêmes effet. Bien que les patients soient globalement satisfaits du traitement, ils pointent du doigt le manque de spontanéité que cela engendre et un fonctionnement parfois aléatoire selon la dose prescrite. Il reste quand même le caractère « naturel » : ces deux comprimés sont efficaces en complément d’une stimulation sexuelle seul ou avec leur(s) partenaire(s).

Autre possibilité : le traitement à base de testostérone. Il arrive que le taux soit trop faible pour éprouver du désir sexuel et obtenir une érection. Attention cependant car cette solution reste temporaire et doit être couplé de bilans sanguins réguliers.

Il existe également des injections dans le corps caverneux du pénis : cette solution est quant à elle surveillée et accompagnée par un médecin qualifié. Les patients en bénéficiant sont ou ont été atteints de problèmes physiques graves (cancers, scléroses en plaque, paraplégie, tétraplégie…). Cette technique offre des résultats satisfaisants sans réelle stimulation sexuelle.

Dans les cas les plus graves, on peut proposer une prothèse pénienne. Cette dernière possibilité est choisie en accord avec le médecin, si aucun des autres traitements ne semble convenir.

Au delà de votre profil ou de votre âge, si vous souffrez de problèmes d’érection, il est primordial d’amorcer le dialogue avec votre médecin et si vous êtes en couple, avec votre partenaire. 

👉 Plus d’infos ici

👉 L’étude IFOP

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