Par Pierre Des Esseintes,

Banalisée par l’industrie du X, la sodomie reste une pratique marginale, sur laquelle circulent encore nombre d’idées reçues ! Pourtant, la sexualité anale, loin de n’être qu’un fantasme masculin, procure aux femmes (qui ne s’en cachent plus) des orgasmes fulgurants. Démêlons le vrai du porno, et faisons un point sur la question !

Banal, l’anal ? Selon la dernière enquête sérieuse sur la sexualité des Français (Enquête sur la sexualité en France, 2006), seules 37 % des femmes déclaraient avoir déjà fait l’expérience de la sodomie. Si l’on compare ce chiffre à celui des précédentes études, on constate que la pratique de la sodomie hétérosexuelle, même si elle reste occasionnelle, est en augmentation. Pour quelle raison ? Et si le porno avait contribué à la popularisation de la pratique ?

Si vous avez moins de trente-cinq ans, il est peu probable que vous ayez connu les vidéoclubs et ses cassettes VHS pornos (tout au fond du magasin, derrière le rideau), qui présentaient le sexe anal comme le fantasme ultime, promesse de jouissances aussi extatiques que transgressives, et réalisable dans la « vraie vie » qu’au prix d’âpres négociations et, parfois, d’une bonne dose d’alcool.
Des temps obscurs et lointains pour n’importe quel vingtenaire dont la sexualité s’est construite avec YouPorn ou xHamster ! Aujourd’hui, une actrice aussi mainstream que Gwyneth Paltrow peut consacrer un dossier à la sodomie sur son blog (www.goop.com) sans que cela ne choque personne.

Le psychanalyste Paul Joannides, interviewé par l’actrice, y affirme, pince-sans-rire : « Je dirais qu’à partir de 2005, le porno a totalement brouillé la distinction entre l’anus et le vagin chez les femmes ». Soit, l’anal est devenu banal, mais ce n’est pas une raison pour faire n’importe quoi !
Le porno ne reflète pas la réalité. La sodo, ça ne s’improvise pas, et un anus se traite avec délicatesse. Si ses nombreuses terminaisons nerveuses en font une des zones les plus sensibles du corps (juste avant le clitoris, c’est pour vous dire !), il est bon de rappeler quelques évidences concernant l’orifice. Et de balayer les idées reçues.

La clé d’une sodomie réussie, c’est une entente parfaite entre les partenaires. Alors, abordons l’anus comme un terrain de jeux d’où seraient exclus les rapports de force et les préjugés. Ces derniers sont pléthore, et mieux vaut s’en débarrasser une fois pour toutes avant de passer à l’action.

La suite de notre dossier sur la sodomie dans Wyylde le Mag spécial été en kiosque depuis le 29 juin !


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