Comment parler des rudiments du libertinage à tous les profanes ? Sagace et Monsieur le chien ont trouvé le moyen de propager la bonne parole avec « Une vie d’échangiste », BD didactique et drolatique sur le b.a.-ba de l’amour à plusieurs. Histoire de mettre dans des cases un mode de vie qui ne rentre dans aucune.

Par quel truchement, depuis quelques mois, tenons nous dans les mains « une vie d’échangiste » ? Comment est né le projet ?

C’est le chien (NDLR : dessinateur) qui en a eu l’idée. Je lui avais fait part que j’étais libertine et lui avais proposé de lui faire découvrir cet univers. Et, justement, en y pensant et après vérification, il s’est aperçu qu’aucun support n’amenait de vraies réponses simples quand à la pratique libertine, avec du vrai vécu, des conseils, des explications etc. Il y a bien quelques bouquins, tous écrits par des hommes : tout y est formidable, ce sont des initiés, ils ne font que des soirées privées. La soirée cul sympa pour monsieur tout-le-monde, tu oublies.  Donc à lui l’idée de la BD, à moi la responsabilité du pousse-au-crime !

Alors c’est avant tout un guide pratique du b.a.-ba libertin. Par quel bout prendre (!) un milieu aussi vaste avec tous les codes qui s’y rattachent dans un format BD ?

Le support BD est justement une aide précieuse car c’est beaucoup plus parlant. Tu visualises l’idée, le conseil, la situation, l’explication des codes, les attitudes, tout. On voit la gueule des personnages, les positions, ridicules ou pas, tout parle. C’est dessiné, on voit comment ça se passe et donc ça freine la fantasmatique, les craintes irraisonnées. Tout peut tenir dans un regard, un pauvre petit cul, une main qui tremble pour véhiculer les émotions.

Toi qui libertine depuis près de 20 ans comment as-tu, décidé, assez jeune finalement, d’abandonner le schéma classique du couple pour une sexualité multiple et variée ?

Je n’ai jamais vécu de schéma dit classique, s’agissant des couples. J’ai connu le géniteur de mon fils à 16 ans, il en avait presque 42 et était en train de divorcer. Il voulait donc s’éclater, laisser libre cours à ses fantasmes et me dresser à ses idées, des plus softs aux plus (très) hards. Il m’a proposé de découvrir le libertinage, j’étais très amoureuse et n’avais pas d’a-priori donc pourquoi pas. Nous avons laissé des petites annonces dans les sex-shops, il n’y avait pas internet à l’époque. Maintenant, c’est tellement simple, tu cliques sur Wyylde, tu as tout, tout de suite ! Et avec les photos, tu peux laisser directement des messages, chatter etc. Internet, pour le libertinage, c’est vraiment une révolution.

Sagace est à retrouver dans Wyylde : Le Mag actuellement kiosque. Pour le trouver près de chez vous c’est par ici et vous abonner c’est par . Pour les abonnés Wyylde.com, le magazine est téléchargeable gratuitement !

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