1) Bonjour submissive75 pour commencer, peux-tu te présenter?
Je m’appelle Cécile, j’ai 25 ans et je vis en région parisienne.

J’ai débuté dans le libertinage il y a 5 ans, d’abord en couple libertin pendant 2 ans puis à présent seule depuis 3 ans. Je suis une femme assumant totalement mes plaisirs (du plus soft au plus hard) et très à l’aise même seule et surtout je reste toujours moi même quoiqu’il en soit.

2) Pour définir le libertinage, tu choisirais quel mot?
Oula juste un mot ? ca va être compliqué mais je vais dire : le plaisir

3) Comment as-tu découvert le libertinage?
Lorsque j’ai commencé à m’y pencher j’avais 19 ans. A l’époque j’étais en couple tout à fait conventionnel mais sexuellement c’était un enfer je m’ennuyais énormément et ça empiétait sur mon moral car n’étant absolument pas comblée par l’homme que j’aimais j’allais voir ailleurs. Mais je ne comprenais pas car je ne culpabilisais pas de le tromper, j’avais donc déjà bien différencié les sentiments et l’acte charnel. J’ai donc commencé à faire des recherches sur internet et je suis tombée sur le blog tout d’abord d’une libertine et j’ai eu des réponses à toutes mes questions puis je suis tombée sur le blog d’une soumise en relation BDSM avec son conjoint et là je me suis dit « il faut que je tente ». Après de longues heures de réflexion sur mon choix de vie, j’ai donc pris la décision de quitter la personne avec qui j’étais pour me lancer dans le monde du libertinage.

4) Tu es modèle de shibari, explique nous ce que c’est ?
Au début je pratiquais cela avec mon ex libertin avec qui j’étais aussi en relation BDSM. Lorsque notre relation s’est terminée j’ai voulu continuer et donc j’ai commencé à rencontrer du monde sur Paris qui pratique cet art.  Pour vous expliquer rapidement (car je pourrai en parler des heures), un modèle shibari c’est une personne qui se fait attacher par d’autres. Le shibari est un art japonais qui consistait à l’époque à attacher les prisonniers puis petit à petit cela s’est répandu dans les milieux SM. Un modèle shibari peut être là juste pour permettre aux attacheurs de s’entraîner (car sans modèle pas d’attacheurs), passer de bons moments dans les cordes avec son attacheur ou bien  faire des performances devant un public avec son attacheur.

5) As-tu initié des personnes depuis au shibari?
Non mais j’en ai parlé avec des gens qui étaient ouverts d’esprit et que cela pouvait intéresser mais je n’ai pas initié personne.

6) Hormis le shibari,  quel type d’échange recherches-tu ?
En tant que femme seule, je peux me permettre de faire des rencontres de tout genre. Pour ma part je peux aussi bien rencontrer un couple pour un trio, mais aussi un homme seul ou une femme bi ou participer à des soirées multi-couples. Ça c’est la partie « classique » on va dire.

Pour la partie moins « classique » et bien je peux participer parfois à des pluralités ou bien je peux aussi rencontrer un homme pour des séances BDSM (mais seulement si un suivi est possible).

Donc comme vous l’aurez compris mes recherches sont multiples ce qui me permet de varier mes plaisirs.

7) Quel est ton type d’attacheur sur le point de vue du shibari?
Je n’ai pas de type d’attacheur particulier. Dans le shibari il y a diverses approches. En essayant la plupart et en rencontrant les diverses enseignants, je me suis attachée et identifiée à un style : le semenawa. Ce style est notamment enseigné par deux personnes en Europe : Docvale et Riccardo Wildties qui sont d’ailleurs devenus des amis. Vous vous demandez en quoi consiste ce style surement ? Et bien c’est un style très intrusif psychologiquement et physiquement. En effet physiquement le but est d’emmener de plus en plus loin la modèle dans la contrainte et parfois la douleur (mais la bonne douleur) et psychologiquement le but étant d’aller chercher les émotions profondes petit à petit durant la session.
Et je peux largement en faire un lien avec le libertinage car étant très cérébrale et bien je ne céderai à la tentation du corps que si le psychologique est présent.

8) Quels sont les critères essentiels pour accepter une proposition de rencontre ?
Je dirai le niveau de pratique de la personne et surtout la confiance que je lui porte ainsi que le feeling entre lui et moi. Car sans confiance pas de possibilité de lâcher prise physiquement et psychologiquement dans les cordes. Si son niveau de pratique n’est pas bon et bien j’aurai peur de me blesser physiquement donc je ne pourrai pas lâcher prise non plus. Car la blessure la plus fréquente est le pincement du nerf radial ce qui empêche pendant un certain temps l’utilisation de sa main….Et personnellement j’ai besoin de mes mains pour… Je vous laisse imaginer la suite du pour 🙂

9) Où cela se passe-t-il en général?
Généralement je le pratiquais à Place des cordes à Paris ou bien chez Docvale (enseignant cité plus haut).

10) Quelle est ta position préférée dans les cordes ?
Je n’ai pas de positions préférées. Il y en a des plus ou moins dures à encaisser et accepter physiquement et psychologiquement mais si elles sont maîtrisées et amenées de la bonne façon il n’y a pas de problème. D’où la nécessité du bon niveau de pratique et de confiance.

11) Raconte nous ta première expérience avec la corde
C’était avec mon ex libertin. Il m’en avait parlé dés le début de notre relation mais cela me faisait peur. Quelques mois plus tard, un soir je lui ai avoué avoir envie d’essayer. Il a sorti ses cordes et a commencé à m’attacher et je me suis retrouvée 10 min plus tard en semi-suspension (les jambes et le bassin en l’air et une épaule au sol). J’ai eu un énorme coup de chaud de par les cordes qui serraient tout mon corps mais d’un autre côté j’ai eu une terrible excitation entre mes cuisses. Il m’a détaché et nous nous nous sommes sautés dessus dans la foulée.

12) Que ressens-tu une fois soulevée?
Un apaisement, un réel lien entre l’encordeur ou encordeuse et moi, un lâcher prise total tant cérébral que physique, les émotions qui montent jusqu’à parfois l’arrivée de larmes, de la douleur mêle à du plaisir.

13) As-tu déjà eu des relations avec ton attacheur/attacheuse?
Une relation de confiance oui et c’est même primordial. Et il faut bien se connaitre mutuellement si on veut une session réussie. ? Le shibari et le sexe sont deux choses totalement différentes à mes yeux et en aucun cas je cherche du sexe dans une session de shibari. Même si comme je l’ai dit plus haut très souvent je suis très excitée après une session.

14) Quel a été ton meilleur souvenir du shibari?
Toutes mes sessions sont des bons souvenirs à part quelques unes de ratées.

15) Quel est ton fantasme à venir?
Des fantasmes j’en ai plusieurs mais le premier qui me vient à l’idée : baiser avec un inconnu dans les toilettes d un avion long courrier.

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