Bonjour Kprice06 pour commencer peux-tu te présenter?
Bonjour Sabrina, Kprice06 c’est un couple de « jeunes quinquas ». Karine & Erik qui se sont rencontrés alors qu’ils n’étaient encore qu’adolescents. Karine a su immédiatement qu’il serait l’homme de sa vie, mais lui, était amoureux de la liberté et avait soif de découvertes. La vie les a séparés temporairement, et pendant qu’elle expérimentait la vie de maman, lui, courait après ses chimères. Ils se sont retrouvés mais le hasard n’avait rien à voir avec çà. Ils ont juste attendu le bon moment pour que leur histoire redémarre 20 ans après, une fois que chacun avait vécu ce qu’il avait à vivre de son côté. Ils ont fait leurs premiers pas libertins il y a 10 ans, suite à un épisode dramatique que la vie leur a imposé alors même qu’ils venaient de se retrouver. Désormais conscients que chaque seconde est éphémère, ils ont décidé qu’ils n’ en perdraient plus une seule.
Netechangisme et maintenant Wyylde les accompagne depuis plusieurs années.


Comment t’es venu ce goût pour l’écriture ?
Depuis toute petite, les mots ont été importants pour moi. Ado, je noircissais des pages et des cahiers, de confidences et de pensées. Très timide et complexée, je me réfugiais derrière l’écriture pour exprimer tout ce que je n’osais pas dire ou faire. Le pouvoir des mots a été thérapeutique, mais aussi libérateur. Ils ont accompagné les moments roses, mais aussi les moments les plus noirs de ma vie. L’écriture est un exutoire, et une façon d’exorciser les doutes et les peurs.


Et l’idée d’écrire ce premier roman ?

Depuis des années, j’ai des pulsions d’écriture, mais aussi des désirs sexuels omniprésents.  Je laisse ma plume personnifier mes rêves, et je me suis vite rendu compte qu’avec l’écriture, tout est possible. L’imagination est sans limites et tout est envisageable. Après avoir commencé par de petits textes, j’ai continué avec des nouvelles, qui se nourrissaient de mes fantasmes. Très vite, ce sont mes fantasmes qui se sont nourris de mon écriture. Mon héroïne est née, et je n’ai eu qu’à la suivre dans ses aventures sulfureuses. Je ne sais toujours pas des deux, qui est la plus dévergondée.


As-tu lu toi même des romans érotiques ?
J’ai toujours beaucoup lu, mais très peu de romans érotiques. Le premier sur lequel je suis tombée est « la vie sexuelle de Catherine M » de Catherine Millet. Je l’ai découvert alors que je n’étais qu’une jeune maman, très loin de me douter de ce qu’était le monde du libertinage. Ce roman m’a littéralement propulsée dans un monde parallèle, dont j’ai été immédiatement curieuse. Puis quelques années après, j’ai lu les 3 tomes de « 50 nuances de Grey ». A ce moment-là, j’avais déjà eu mes premières expériences libertines, et je n’ai pas aimé ces romans, trop de clichés à mon avis.  Lorsque j’ai commencé à écrire « Rose Noir », je me suis interdit de lire d’autres romans érotiques, pour ne pas être influencée. Depuis que j’ai  » accouché  » de ce projet, les lectures s’enchaînent… Eva Delambre, Max Heratz, Anne Bert, Eve de Candaulie… Je dois me rattraper !


Dès le 1er chapitre tu parles de Katia (le personnage principal) qui se rase le pubis et se sent tout d’un coup différente, quel message souhaites-tu faire passer ?
Ce qui est important pour moi, c’est que les lecteurs comprennent que, derrière chaque femme, se cache une coquine. Il suffit juste de savoir la révéler. Et pour se faire, il faut un élément déclencheur. Assumer ses désirs, mieux connaître son corps, accepter ses défauts, mettre en valeur ses atouts. Toutes ces phrases anodines sont essentielles pour trouver le bonheur. Car, le bonheur, on croit souvent qu’il est une fatalité, mais en fait, on le trouve au plus profond de soi. Pour Katia, l’élément déclencheur qui va lui permettre de commencer à se découvrir telle qu’elle est vraiment, c’est le jour où elle va décider de se débarrasser de son épaisse toison pubienne, pour enfin exister. Un peu comme une chenille qui sort de sa chrysalide et qui devient papillon.

Pour écrire Rose noir, as-tu dû t’inspirer de ta vie libertine ?
Rose Noir, c’est un roman à tendance autobiographique, et les personnes qui me connaissent me reconnaîtront infailliblement. Peut-être même qu’ils se reconnaîtront également… D’ailleurs, toute ressemblance avec des personnes, des lieux, des situations, est totalement volontaire. Rose Noir c’est le chemin initiatique d’un couple, mais plus particulièrement d’une femme, qui découvre sa véritable personnalité, tout en ambivalence. Ce parcours va la mener vers le BDSM et le côté obscur de son être.
Et pour le personnage principal Katia  ?
Katia, JessiKa, Kprice, Karine… La lettre K est le dénominateur commun. Mais ce qui est magique avec l’écriture, c’est que Katia, elle, peut tout se permettre. Elle va plus loin. Elle ose plus. Katia, elle me ressemble, en tellement plus sexy !
Le libertinage est important dans la vie de Katia, car il lui permet de s’abandonner, d’oublier les maux de sa vie, de se sentir vivante, vibrante. Et surtout de se dévoiler telle qu’elle est vraiment, sans tous les masques que l’on met pour habiller le quotidien. Dans ce monde si conformiste, dans ce monde devenu fou, que nous reste-t-il comme espace de liberté ?

Il y a des scènes très érotiques est-ce difficile de décrire de telles scènes? Cela n’a pas été très difficile. Il est vrai que nos expériences ont enrichi le récit. Il a fallu vivre les situations pour les retranscrire au plus près des émotions ressenties. Du coup, cela été une excuse toute trouvée (sourire) Et les écrire m’ont permis de les faire vivre et revivre à l’infini. Parfois, je me suis surprise à être de nouveau toute émoustillée, rien qu’en les relisant. J’ai voulu tout particulièrement mettre l’accent sur le côté olfactif, qui est chez moi le sens le plus développé. C’est aussi celui que je trouve le plus sensuel. Et puis, il y a le mystère…c’est tellement érotique !

Est-ce difficile de trouver un éditeur?
Écrire n’est pas mon métier. Le mien prend les trois quarts de mon temps et de mon énergie. J’ai pu vérifier que les écrivains sont souvent insomniaques car c’est la nuit qui guide l’inspiration. Du coup, concilier les deux a été le plus ardu.
Être publiée est un rêve incroyable qui se réalise. Tenir mon bouquin, le découvrir, le feuilleter, a été une immense émotion, un petit orgasme cérébral !
J’ai choisi d’envoyer mon manuscrit le jour de mon anniversaire, (Superstition?) à Estelas Éditions, une petite maison d’édition carcassonnaise, dont un ami libertin qui m’est cher, m’avait parlé. Leur approche était très humaine et conviviale. C’est donc tout naturellement que je leur ai fait confiance, lorsque quelques mois après, ils ont accepté de m’éditer. Je les en remercie. Ils m’ont laissé une grande latitude pour le choix de la couverture, et m’ont impliquée dans chaque étape. C’est une grande fierté.

Et puis, ce qui est doublement excitant, c’est que ce roman a été écrit en secret de ma famille. C’est une frustration de ne pouvoir le partager avec ceux qu’on aime, mais en même temps, c’est mon petit paradis sur terre, mon île de la tentation, ma caverne d’Ali Baba, ce qui me permet de supporter toutes les contraintes quotidiennes et de me dire, je l’ai fait, donc tu ne dois plus avoir peur.

Quels sont tes futurs projets ?
Pour le moment, je dois me remettre de cet « accouchement ». C’est comme un nouvel enfant qui vient au monde. Il faut l’élever, le porter, le guider pour qu’il fasse son propre chemin. Je fourmille d’autres idées pour un prochain bébé, et je me réjouis de faire le plein d’expériences inédites et de moments fous cet été, lors de nos prochains séjours au village « magique » du Cap d’Agde.
Par ailleurs, en juillet, je vais proposer mon roman au « prix des auteurs inconnus » pour la catégorie érotique, on ne sait jamais, peut-être qu’un jour, je deviendrai connue! Il faut toujours repousser ses limites et se trouver de nouveaux challenges !
En mars prochain, j’accompagnerai mon éditeur au salon du livre à Paris, s’il est toujours content de moi !

Un conseil à donner à nos lectrices ?
Chacun vit son libertinage à son rythme et à sa façon. Il n’y a pas de règles. Le libertinage n’est pas un dogme établi, il a de multiples visages. Depuis quelques temps, il est tendance, et cette mode a pour effet, de le dénaturer. Car être libertin, c’est avant tout un mode de vie, un état d’esprit, qui ne se retrouve pas que dans le sexe.
Ma devise, « la chenille qui se contemple ne deviendra jamais papillon »
Je pense réellement que, celui ou celle qui s’accepte enfin tel qu’il est, dégagera tellement de belles énergies autour de lui, qu’il en sera irrésistible. Il faut s’affranchir des dictats de la mode et de la société, pour suivre sa propre voie, et être enfin libres de ses propres choix.


Où peut-on nous procurer ton livre ?
Mon livre est uniquement disponible en version papier pour le moment, (c’est un choix personnel parce que l’odeur et le contact du papier n’a rien d’égalable) sur le site de mon éditeur Estelas Éditions,
   mais aussi dans n’importe quelle librairie sur commande (voir les références dans la rubrique acheter, sur mon site internet  ).
Vous pouvez aussi consulter, liker et acheter sur la page facebook Rose Noir
, ou m’envoyez des messages sur mon profil facebook Jessika Lombar Auteur, ou sur Wyylde fiche Kprice06.
Il est en vente dans la boutique Hot & Sexy de Fréjus et sera prochainement au Paradise Boutique de Cannes Mandelieu. Il est désormais en vente au camp naturiste du Cap d’Agde dans les tabacs presse de Port Nature et Port Ambonne. Et puis, vous pourrez nous retrouver au Cap d’agde du 10 au 17 juin ainsi que du 8 au 15 juillet,
Prochainement, il sera disponible chez Amazone et Fnac et en ebook à la rentrée.


Un mot pour finir ?
Si on devait rajouter un petit détail, c’est que Rose Noir, ne s’adresse pas qu’aux femmes. Plusieurs lecteurs masculins m’ont rapporté de très encourageants ressentis. Je finirai d’ailleurs avec une citation du roman, qui résume l’état d’esprit du livre…
« le cerveau d’une femme est une caverne à fantasmes, une mine d’érotisme inépuisable, un gisement de scénarios nourri par une imagination débordante, fertile et incommensurable. Derrière chaque femme se cache une coquine. Il suffit de savoir la révéler. Alors, rien ne pourra l’arrêter. »

Si vous aussi vous souhaitez faire l’interview by Wyylde, n’hésitez pas à me contacter sur Sabrina@wyylde.com

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