Depuis le débarquement des textos, on a redoublé d’inventivité pour exprimer ses envies par téléphone. On a commencé en raccourcissant ses mots pour économiser des caractères (petite pensée pour le Nokia 3310), pour ensuite s’enflammer dans des sextos plus élaborés une fois le forfait sms illimités dégainé, et enfin aujourd’hui on fait jouer l’imaginaire avec des petits dessins rigolos, les émojis.

On les considère aujourd’hui comme indispensables, certains se sentent même «perdus » s’ils n’en voient pas dans un message reçu. Qui ne s’est jamais dit : « Qu’est-ce que ça veut dire ? Il/elle est énervée ? S’il/elle l’avait bien pris, j’aurais reçu un sourire ! ».

Ce petit mot japonais qui signifie littéralement « image + lettre » s’est installé un peu partout dans notre quotidien : smartphone, réseaux sociaux, produits dérivés (dont Le Monde Secret des Emojis sorti au cinéma cet automne).

Les anciens parleront de « smileys » ou d’« émoticones » (on remercie MSN), maintenant on ne jure que par l’émoji, disponible sur tous les supports électroniques possibles et imaginables.

Bien que la plus grande utilisation de ces petits dessins est entre les mains des plus jeunes, on les emploie (entre adultes consentants) à des fins plus lubriques. Mais connaissez vous les significations déguisées derrière ces formes innocentes ? La rédaction d’Allodocteurs.fr est également revenue sur le sujet il y a quelques semaines.

Pour les hommes, la représentation du pénis la plus répandue est celle de l’aubergine (5 fruits et légumes vous dites ?). On trouve aussi parfois la banane ou le hot-dog chez nos amis Américains.

Les femmes récoltent des images un peu plus poétiques, quoique : en premier lieu, un coquillage (qui vient de l’espagnol « concha » pour désigner la vulve). On retrouve aussi une petite fleur, un chat ou… un pot de miel. Nous sommes tous d’accord pour dire que ces choix sont loin du caractère explicite de ceux des hommes !

Dans un registre plus général, on retrouve la célèbre pêche en honneur aux fesses, modifiée par Apple, avant de se raviser suite à la déception des utilisateurs.

On compte aujourd’hui plus de 1200 émojis disponibles. Cependant, on déplore encore des dessins inexistants et pourtant « nécessaires » : au début du mois, l’application Tinder a réclamé des émojis pour représenter des couples mixtes, grands absents du clavier.

Dans le même registre, c’est l’entreprise Durex qui avait suscité le « scandale » en 2016, en réclamant un émoji de préservatif auprès du Consortium Unicode (organisme chargé de standardiser les lettres et caractères des ordinateurs et téléphones). Bien que formulée dans un but de prévention, la demande a été rejetée par principe qu’aucun caractère ne doit être sexuellement explicite. Dommage donc, lorsque l’on sait qu’il est parfois délicat pour certains d’aborder avec des mots les rapports sexuels protégés. On se contentera alors pendant encore un moment du parapluie sous l’eau : 

De même concernant les femmes, l’association Plan International a proposé en 2017 de voter pour un émoji désignant les règles, après avoir constaté que plus de la moitié des femmes de 18 à 35 ans seraient plus à l’aise pour en parler avec l’appui d’un émoji. Une fois de plus, silence radio de la part d’Unicode, pas sûr que les tabous autour des menstruations se lèvent de si tôt.

Les émojis proposés par Plan International

On a vu apparaître des applications tierces pour les plus coquins d’entre nous avec notamment la start-up Flirtmoji, à installer pour profiter d’images un tantinet plus lubriques : fouets, menottes, pénis et vulves réalistes, préservatifs… Malheureusement il est nécessaire de les copier coller dans votre message, et si vous souhaitez accéder à la totalité des Flirtmojis il faudra acheter des packs supplémentaires à thème : Sexe sans risque (Safesex), Fetish, BDSM, Rendez-vous (Date Nights), Rupture (The Dumps), et bien d’autres.

Langue universelle ou petit coup de pouce à vos échanges, ils se développent d’années en années, et on espère peut être voir un jour des émojis coquins pour de vrai. Maintenant qu’on vous a donné quelques clés du sexmoji, à vous de jouer !

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