Vous avez été très nombreux.es à nous avoir envoyé vos écrits inspirés lors de notre grand “Appel à Sextes” organisé en partenariat avec B.Sensory, 1er sextoy littéraire connecté. Notre jury  vous présente la grande gagnante, Stéphanie Eden et sa nouvelle « Karma is a beach »

– Zora la Rousse … ? Pardon, Pauline à la plage ?

D’abord cette ombre dans ma méditation aussi sacrée qu’ensoleillée, puis cette voix grave, ironique, genre Terminator faisant une blague à Sarah Connor. A regret, j’ouvre les yeux. Visage en contre-jour. Merde.

– Elle-même. Alors, quand et où avons-nous élevé les cochons ensemble ?

– 97-99. Lycée Lamartine.

Cette voix, oui.

Le choc thermique. J’ai la mémoire qui frissonne, là.

Jean-Baptiste.

Jean-Baptiste Meunier.

Genre le nom sorti d’outre-tombe avec outrecuidance.

C’est bien lui, pas de doute là-dessus. La coupe de cheveux bruns façon légionnaire en permission. La silhouette hâlée du marin breton. L’allure sauvage d’Alain Delon. Tout y est, comme il y a dix-huit ans. Re-merde.

Le mec est une symphonie gainsbourgiennne à lui tout seul. C’est certainement cela, la classe. Oui, Jean-Baptiste Meunier a encore la classe. Même après dix-huit ans. Même à contre-jour. Même en short de bain à la plage de la Baule.

Le jeune premier de la classe du lycée Lamartine.

Initiales JB. Jean-Baptiste for ever.

Jean-Baptiste Meunier. La tête me tourne. Ce nom. Le soleil. La marée haute. Les révisions dubac. Les diabolos menthe chez Gino. Les cassettes de Gainsbourg. Le téléphone en cachette des parents. Le journal intime. Les pelles dans les escaliers du lycée. Dans la cour. Sous la pluie. Dans les salles de classe. Sur les bancs publics. A la station Poissonnière.

La jeune fille en fleur du côté de chez Swann.

Longtemps, je me suis couchée tôt en pensant à lui.

J’étais aussi amoureuse qu’on peut l’être à seize ans. Avec ses tripes et avec ses règles.

Et puis un jour, plus rien. Il m’avait quitté. Tout simplement.

– Salut.

Se la jouer indifférente. Genre Kurk Kobain sentant l’esprit ado.

– Tu fais quoi sur mes terres ?

C’est vrai, il est Breton.

– Tu te la joues bourgeois ou gentilhomme ?

J’ai le droit d’être en vacances, merde.

– On voit bien que tu as eu ton bac littéraire avec mention, toi.

– C’était dans une autre vie.

C’était vrai. J’avais bien vécu une trentaine d’autres vies depuis – dont une à Mumbai, au cours de laquelle j’avais vécu une révolution cosmique pour oublier Jean-Baptiste.

Il s’assoit à mes côtés, allume une cigarette. Toujours aussi séduisant, la clope à la main. Delon, cette trentaine fraîche et distinguée.

Quelques minutes, les yeux dans les vagues. Le silence de la mer.

Comme si…

Nous avons dix-huit ans, notre bac en poche, un avenir radieux s’offre à nous –le Grand Bond en avant, version la Baule-les-Pins. Mais ça, c’était avant.

– Je pense souvent à toi, tu sais.

Sa voix est douce. Elle me rappelle ce dernier été en Bretagne, avec lui.

Comme si je n’allais pas fêter mes trente-six ans demain.

Je me tais. Je le regarde à la dérobée. Pas un gramme de trop. Un corps souple, athlétique. Il a toujours aimé le sport, Jean-Baptiste. Mais pas le foot, non. A l’époque, il était plutôt voilier, squash et compagnie. Et polo Lacoste remonté à l’encolure, histoire de cadrer avec le décor.

Heureusement, aujourd’hui, pas de Lacoste. Il est torse nu. Muscles secs. Soleil breton sur la peau.

Parfum d’Océan atlantique dans les cheveux. Il vient de se baigner.

Et c’est moi qui suis toute mouillée.

– Tu as changé. Mais je t’ai reconnue… Pendant un instant, je me suis demandé si c’était bien toi…

– Et oui, il m’est arrivé de me couper les cheveux depuis vingt ans…

– Cela te va bien, on dirait Sylvia Kristel… Mais en plus rousse…

– A l’époque déjà, tu trouvais que je ressemblais à Sylvia Kristel… Mais avec les cheveux longs… C’est vrai qu’à l’époque, ils m’arrivaient jusqu’aux fesses… Tu te souviens ?

– En parlant de cela, justement… Tu fais quoi comme sport ? Non, parce qu’on était pas mal sur la plage à apprécier l’extraordinaire travail musculaire effectué au niveau de tes fessiers et de tes pectoraux. Saillants et seyants, je dois dire. Il n’y a guère que le maillot qui soit de trop… Mais cela peut tout à fait s’arranger.

– Yoga.

Sourire et regard en coin. Il ne parle jamais beaucoup, Jean-Baptiste.

C’est moi qui fais du yoga et c’est lui qui reste zen. Ça y est. Je suis liquéfiée.

Ça fait bel effet, c’est sûr. La Baule-les-Pins, un dix juillet. L’air iodé, la marée haute, les années 1920,les familles bourgeoises, le jeune couple de smartphone à côté, tout ça, et moi qui mouille devant tout le monde.

Onze heures du matin, et déjà vingt-cinq degrés au compteur.

Avec ce soleil, je suis plus rousse que jamais. Plus nue aussi.

Car aujourd’hui, c’est monokini.

Justement aujourd’hui, oui.

Je ne suis pas coutumière du fait, mais après un divorce houleux et une fille de neuf ans en vacances chez le papa, au diable la pudibonderie, comme diraitMiley Cyrus.

Les seins nus en plein mois de juilletc’est un peu comme un premier baiser, finalement : ça a un arrière-goût d’interdit pas désagréable, et avec la langue, c’est encore mieux… Mais je m’égare, là.

Son regard. Sa bouche. Sa queue. Je les connais bien. J’ai été accro bien trop longtemps pour oublier.

Sa queue dans ma bouche.

Il me regarde et je ne pense plus qu’à sa queue dans ma bouche.

Arrêter de penser à sa queue. Détourner le regard de son short. Arrêter aussi de se mordre les lèvres.

Oublier que mon maillot de bain est tout mouillé et que Jean-Baptiste bande, là, tout près de moi.

Le mythe Jean-Baptiste. Un an de sexe et d’amour à la Gainsbourg, comme cela n’est possible qu’à dix-huit ans non révolus. Les pipes dans les escaliers du lycée, entre le latin et la philo. Les levrettes dans lasalle du ciné-club. Les doigts glissés sous la mini-jupe écossaise pendant le cours de géographie. Le sexe et la clope de 10 heures, du lundi au vendredi.

Le sexe en Terminal, c’est un peu comme conduire cheveux au vent une vielle Cadillac sur la route 66 : c’est mythique.

Il sait. Il me regarde et il sait.

D’un geste brusque, il me renverse sur la serviette rose bonbon et m’embrasse violemment. Comme ça, le plus naturellement du monde, au beau milieu des juilletistes bon ton et des années 2010.

Les cheveux dans le sable et les yeux dans le ciel, je me dis que le bonheur est dans les pins.

Un baiser rude et doré. Puis, un petit arrière-goût de sang sur les lèvres.

Amours animales et cannibales.

– Je vais te déchirer.

Il susurre cela à mes oreilles, avec une douceur excitante et déconcertante.

Cette violence dans les yeux de Jean-Baptiste. Cette queue en érection qui me fait oublier regards obliques, passants honnêtes, ventripotents et autres villas bourgeoises, pins parasols, vacances en solo, ex-mari, garde partagée, Paris dixième, le chat Aristide et la voisine raciste du sixième gauche.

Quelques minutes pour basculer.

Le choc des retrouvailles ensoleillées. Le baiser au goût de madeleine bretonne. La morsure sur la lèvre inférieure.

Mes seins contre son torse. Sa verge contre mon corps.

Nous nous embrassons toujours… Des minutes, une éternité à sentir sa chaleur se répandre dans mes veines, comme ce liquide à base d’iode que l’on vous injecte lors des scanners. C’est une sensation étrange, ce produit de contraste qui pénètre l’organisme. Comme si l’on sentait ses veines, son sang s’animer de l’intérieur. Cette formidable sensation de se sentir vivante, dans la fulgurance du passé, dans l’urgence du présent.

D’un geste sûr, il se déplace sur le côté. Il est à présent allongé tout contre de moi, ses doigts effleurant la peau humide de soleil. Je ferme les yeux et respire ses mouvements sur mon corps.

Une main discrète s’introduit à l’intérieur de mon maillot, caresse mon sexe épilé, s’attarde sur le clitoris…

Se sentir belle à nouveau.

J’avais prévu salicornes, tomates cerise et Harlan Coben pour l’apéritif à la plage, et je me retrouve avec un majeur et un index me caressant le clitoris. J’y gagne clairement, c’est sûr.

Il y va doucement, ne fait qu’effleurer, mais il se souvient. Il connaît mon corps, ses passions, ses addictions. Il connaît ma chair et mon sang.

Et cela fait un bien fou, je dois avouer, surtout après avoir vécu dix ans avec un parfait étranger.

– Toujours aussi clitoridienne, je vois…

Quelques minutes ou quelques années ensemble : avec lui, la possession est la même.

Un microphone. Compétition de « Super Gaule » – pardon, « Super Baule » à 500 mètres. Après quelques instants, la plage, la mer et les regards se vident. C’est l’heure des festivités.

J’ouvre les yeux. Autour de nous, il ne reste plus que mon voisin de serviette, sans copine si smartphone.

Il semble m’observer depuis un moment déjà. Tant mieux. Les dreadlocks blondes et le look de surfeur californien en pleine terre bretonne, j’aime assez.

– On va se baigner ?

Juste un murmure de Jean-Baptiste. J’acquiesce, me redresse, un peu chancelante.

Quel métier exerce-t-il ? A-t-il fait Science Po, comme il le souhaitait ? Habite-t-il toujours Paris ? Est-il marié ? Des enfants ? Aime-t-il toujours les chipolatas-purée devant les films de Belmondo ? Assiste-t-il encore aux matches de Roland Garros ? Se lève-t-il toujours la nuit pour observer les étoiles ? Tout se bouscule dans mon esprit, alors qu’il m’aide galamment à me relever.

Nous marchons main dans la main sur la plage ensoleillée, coquillages et crustacés ayant déserté pour assister au « Super Baule ».

Il flotte dans l’air un parfum de tropisme breton, tandis que nous avançons, majestueux, vers l’étendue bleu canard. Alors que nous marchons, il m’attire à lui et sa main glisse le long de ma taille. Il me caresse le cul comme si c’était naturel.

Comme si nous étions en couple.

Je rougis, à ma grande honte, non pas de ces regards féminins et masculins sur mes seins et mon corps dénudé, mais de cette pensée inconcevable il y a une heure encore :je jouis juste à la pensée de cette main d’ex me caressant le cul.

Voilà le topo : je m’appelle Pauline, et je suis sexuellement accro à un homme qui m’a largué du jour au lendemain le jour de mes dix-huit ans et dont je m’étais promise de ne plus jamais croiser le chemin. Pauline à la plage, donc – version hard.

– Tu pèses encore moins lourd qu’avant…

D’un geste assuré, il me prend dans les bras,et nous pénétrons ainsi dans l’eau claire et fraîche, un filet de soleil dans les yeux. Cette fois-ci, j’ai l’impression d’être Romy Schneider et de jouer le remake de La Piscine – mais à la mer.

La marée toujours haute, nous nous enfonçons rapidement dans l’eau calme. Autour de nous, personne.

Il me dépose enfin, l’eau m’arrive à la taille. Parfait.

Sea, sex and sun. Penser à Gainsbourg les seins nus et les yeux vers l’horizon.

Penser à Gainsbourg avant de faire l’amour – ça rime, c’est cool.

Les yeux dans les yeux, les mains dans les mains, le soleil au zénith, le vent dans les cheveux : à cet instant, tout est à sa place. Il ne manque plus que les cocotiers et on rejoue le Lagon Bleu – enfin, les pins, c’est tout aussi bien.

– A quoi penses-tu ?

– A ta sublime queue, mon amour.

J’ai tendance à appeler tout le monde mon amour, même le chien du voisin, même Johnny Depp dans le Pirate des Caraïbes. Encore un truc à corriger, donc.

D’un geste brusque, il m’attire à lui. Il bande encore. Phénoménal, une telle bite. Personne n’est jamais arrivé à sa hauteur – c’est le cas de le dire. Impossible de se passer d’un truc pareil. Tout bonnement impossible.

A mon tour de rentrer la main dans son maillot de bain, de l’embrasser sauvagement, jusqu’au sang. Tout en lui suçant le cou, je saisis sa queue à pleine main. Et je me souviens… La douceur de son gland dans la bouche, le goût métallique de sa verge, le va-et-vient de mes lèvres, les mouvements gourmands de ma langue…

Les gens sur la plage, les pins parasols, les dunes de sable, les villas bourgeoises… C’est si loin tout cela.

Seule compte l’urgence de mon désir pour lui.

Erase and rewind. Je resserre ma main et lui caresse la queue, dans un mouvement de va-et-vient de plus en plus appuyé.

Erase and rewind. Le mantra de la fin des années 1990 se distille peu à peu dans mon cerveau, dans mes mains. Je ne pense plus qu’à cette formidable queue dans l’immensité de l’Océan atlantique, à ce corps doré, humide et frais qui se colle au mien, dans un mouvement ondulatoire en parfaite harmonie avec les vagues qui nous poussent l’un vers l’autre.

Mes petits seins sont dressés contre sa poitrine. J’aime le contact de sa peau contre mes mamelons… Il a la peau rugueuse des hommes solaires. Je continue les caresses le long de son gland. Il respire de plus en plus fort. L’homme en rut dans toute sa splendeur.

Sa main droite posée sur mon cul remonte le long de ma taille jusqu’à saisir mon sein gauche.

Malaxé, dressé, hypnotisé.

Mon sein dans sa main et sa queue dans ma main. Jamais je n’aurais pensé que cela se reproduirait un jour, en cette belle journée de juillet, à l’endroit même où il m’avait quitté, dix-huit ans plus tôt.

Le sang reflue jusque dans mon sexe. L’éternité de ce moment. Les vagues qui s’abîment sur nous. Le soleil qui nous caresse. Le vent qui nous porte.

Ne pas ouvrir les yeux.

– Ce qu’il y a de bien avec ton maillot, c’est qu’au-delà de l’aspect doré assez sublime, il est finalement très pratique à enlever – et ce n’est pas la moindre des qualités d’un maillot de bain.

D’un geste expert, il défait le nœud sur les côtés.

Complètement nue au soleil.

Je regarde le maillot doré flotter à côté de moi, un peu comme si mon esprit regardait mon corps dériver doucement le long de la mer gorgée de soleil. J’aperçois le surfeur smartophile à seulement quelques mètres de nous. Jean-Baptiste, quant à lui, ne semble pas l’avoir remarqué.

Le regard du jeune inconnu me suit dans les moindres recoins du plaisir. Il aime mater.

Cela tombe bien : j’aime exhiber.

Sourire en coin, je ferme à nouveau les yeux – et j’imagine le Californien se branler sous l’eau en nous regardant.

Ce qui a pour effet de me faire mouiller immédiatement.

– Tu aimes qu’il te mate, hein, ma belle petite salope…

Je gémis.

Les yeux toujours clos, je sens deux, puis trois doigts pénétrer rageusement mon intimité. Il entre en moi violemment. Avec ses doigts, il lit en moi à cœur ouvert. L’amour n’est pas aveugle, non : il voit plus sûrement avec les mains qu’avec les yeux.

– J’ai envie de te défoncer, Pauline.
– Ne te gêne pas, Jean-Baptiste.

Le ton, bien que péremptoire, reste très courtois. Il est comme cela Jean-Baptiste, toujours courtois.

Enfonce-moi ta bite dans le cul. Défonce-moi, oui.

Litanie pour un orgasme.

Il me retourne. Je regarde le blond Californien tandis que Jean-Baptiste me pénètre violemment dans l’eau. Alors que je sens sa bite s’enfoncer en moi, je continue de soutenir le regard de l’inconnu, le plus naturellement du monde, seins à l’air et queue en moi.

Il n’y a pas à dire, il baise bien, Jean-Baptiste. Il a toujours su y faire, même dans l’eau. Une certaine idée de la bourgeoisie, de violence contenue dans son coup de rein.

Il est classe Jean-Baptiste – je l’ai déjà dit, mais c’est vrai. Même quand il baise, c’est toujours avec classe.

Un peu comme Gainsbourg quand il fume : d’un acte trivial, il fait sa signature.

– Encore… Plus fort…

Je gémis à présent. Il ne m’épargne pas. De plus en plus fort. De plus en plus vite. Sa langue sur mon cou.

Ses dents sur mon cou. Sa main sur mon sein. L’autre qui descend sur mon clitoris.

Plus fort, plus vite. Embrasse-moi. Baise-moi. Fais-moi mal. Oui. Encore.

Je jouis toute nue, dans l’océan. Il jouit debout, son sperme sur mon dos.

Après quelques instants, j’ouvre les yeux. Le Californien n’est plus là.

– Encore mieux que dans mon souvenir, Pauline.
– J’ai pas mal pratiqué depuis, je t’avouerais.

Baiser volé dans le cou. A quelques mètres de nous, le slip de bain doré. Il me le ramène et m’aide à l’attacher.

– Je… Je suis désolé, tu sais…J’étais… très con. J’aimerais… Laisse-moi te faire une surprise pour tes trente-six ans… Tu viendrais chez moi… Demain soir ?Au fait, tu es en vacances ici ?

– Oui et oui.

En vérité, je me fichais un peu de sa surprise, je voulais juste baiser encore et encore avec lui.

J’étais là pour une semaine… Cela nous laissait largement le temps de rattraper les positions perdues.

Ensuite… Ensuite, et bien nous verrions.

De retour sur la plage, la main dans la main – encore, j’adore–nous continuons notre recherche du temps perdu.

Alors, mariée ?

Il formule la question comme si l’on devait remplacer « mariée» par « heureuse ».

– Presque. Divorcée. Et toi ?

– Pareil, il y a six mois.

– Bienvenu au club.

– Médiéviste ?

– Presque. Web designer. Et toi ?

On aurait pu continuer encore longtemps.

– Capitaine de corvette.

Un officier de marine. Je viens de baiser avec un officier de marine. J’en suis toute mouillée – et autres expressions nautiques.

Sur la plage ensoleillée, nous retrouvons le Californien en plein branle bas de combat avec sa chérie. Jean-Baptiste me sourit, une main sur le cul.

Tiens bon la barre, camarade.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.