Comme toujours, je suis en retard, je devais être prête il y a 15 min déjà et j’ai le fer à lisser à la main, la moitié de la tête ressemblant à Bettlejuice, une serviette humide roulée en boule témoin de ma douche récente trône à mes pieds. Je surveille mon téléphone toutes les 15 sec dans l’attente du message « Je suis là ». Par chance, semblerait que je ne sois pas la seule à être à la bourre cette fois ci ! Je termine à la hâte de me lisser les cheveux, j’ajuste mon maquillage une dernière fois, et je file dans ma chambre. Je trouve une petite robe noire, enfile un petit string en dentelle noire, et cela fera l’affaire. Un dernier coup d’œil dans le miroir, et je file finir de préparer les victuailles du piquenique. Je rassemble les différentes petites boîtes, récupère une bouteille de bière au frais, une couverture dans l’armoire et fourre le tout dans un sac. Un regard sur la rue en contrebas et j’aperçois la voiture grise de Paul arriver. Pile Poil ! Il ne serait pas en retard lui aussi que je me serais félicitée d’être à l’heure ! J’enfile ma paire de sandales à talon, et je descends le rejoindre.  Dix minutes plus tard, et quelques mains baladeuses entre mes cuisses, nous arrivons à notre destination. Nous nous garons sur un parking désert. A peine le moteur coupé que nous nous jetons l’un sur l’autre. Sa bouche s’empare de la mienne, sa langue cherche la mienne, et je lui rends ses baisers fougueux. Une de ses mains glisse entre mes cuisses et caresse la dentelle. Les yeux clos, j’ai envie de me laisser glisser et m’engouffrer dans ce tourbillon de désir. Puis un bruit de moteur nous sort de notre bulle, une voiture se gare non loin de nous.

Le paysage qui se dresse devant nous serait propice à une vraie soirée romantique. Le soleil se couche sur le lac, l’orchestre du mariage fêté dans le restaurant voisin nous offre une ambiance jazzy, et le petit piquenique préparé par nos soins est des plus frugales. Pourtant le romantisme n’est pas notre affaire… J’ai rencontré Paul il y a six semaines, et depuis impossible de passer plus d’une semaine sans se retrouver et assouvir nos envies de luxure de plus en plus débridées, et ce soir fera coutume !
Des joggeurs passent à quelques mètres de nous, alors que nous nous racontons nos aventures de la semaine. Enfin, il me raconte surtout les siennes, plus rocambolesque que les miennes. Néophyte du milieu libertin, il a pourtant la chance de faire des rencontres plus exotiques les unes que les autres, et je me délecte de ses récits qui m’émoustillent.
La nuit tombe de plus en plus sur le lac, les quelques réverbères du chemin piéton éclairent derrière nous, mais nous restons dans une certaine pénombre. Paul est accoudé sur la couverture, il dégage comme toujours une aura pleine de sexualité. Son jean qui tombe sur ses hanches, son t-shirt flottant sur son torse musclé, le désir que je tente de contenir depuis notre arrivée n’en peut plus. Il veut exploser, rugir… Alors, quand il s’approche pour m’embrasser, c’est avec embrasement que ma langue caresse la sienne. J’aspire sa langue entre mes lèvres, et je sais que ça le rend fou… il s’assoit derrière moi, je suis entre ses jambes. D’une main il me tient le visage tourné contre le sien, pour ne pas perdre ma bouche de son champ d’action, et de l’autre, il m’écarte les cuisses et le tissu déjà humide de mon excitation. Un de ses doigts s’enfonce d’un coup dans mon antre, puis un deuxième le rejoint rapidement. Ses mouvements se font de plus en plus rapides, intenses, et ses baisers m’empêchent de gémir. Je me dégage de son étreinte et laisse échapper des soupirs prononcés. Il me regarde froidement, « Chut, on peut nous voir ! Reste silencieuse ». Le silence ce n’est pas trop mon truc, mais je remarque qu’effectivement dans la noirceur du lac un joggeur passe en contrebas. Ce qui n’arrête pas du tout Paul, qui redouble d’énergie dans ses mouvements, utilisant ses doigts pour me faire taire alors que les autres fouillent mon con. Il ressort ses doigts mouillés de ma liqueur pour me les faire lécher. Je profite de cet instant pour me dégager d’entre ses jambes et me retourner face à lui. Je l’embrasse, lui donne puis reprends ma langue ce qui a le don de l’agacer.

Alors que mes mains s’attellent à déboutonner son jean, il m’arrête et je lis dans son regard une vague d’inquiétude « Non, mais tu fais quoi ? On peut nous voir je te dis » Je ne prête pas attention à ses réticences et je sors de son pantalon son sexe gonflé de désir, que je m’empresse d’avaler. Je le suce sans aucun ménagement, et bientôt son appréhension se transforme en une excitation incontrôlée. Il m’appuie sur la tête, accompagne mes mouvements de son bassin, il me baise la bouche littéralement, laissant échapper des râles puissants. Je le rappelle à l’ordre, « on peut nous entendre » mais il ne prête pas attention à ce que je dis, et pour me faire taire, il m’enfonce sa queue au fond de la gorge. Sa queue ressort recouverte de salive, et je l’avale à nouveau entièrement. Encore et encore. Alors que sa queue fait des vas-et-vient dans ma bouche, j’attrape discrètement mon sac, fouille à l’aveugle dedans et en ressort une capote. Son regard mêlant angoisse, excitation et interdit me jauge « Non, on ne peut pas faire ça ! On va nous voir, nous entendre » Pour seule réponse je déroule la capote sur son sexe du bout des lèvres, et je m’assois dessus. Sa queue s’enfonce aisément tant ma chatte est déjà trempée. A ce moment ce n’est plus de l’angoisse que je lis dans ses yeux, mais cette animalité que j’adore réveiller chez lui, et avec un sourire malicieux il me chuchote à l’oreille « si tu veux jouer… ». Ses coups de reins se font de plus en plus violents, collés l’un a l’autre, je tente d’étouffer mes soupirs dans son cou. Je sens déjà une boule de plaisir prête à exploser. Puis il s’arrête soudainement, « Chut, ne bouge plus, y a un mec qui passe sur le chemin ». Je ralentis mes mouvements, mais pas entièrement. Il me regarde avec des yeux joueurs, et l’instant d’après il reprend ses mouvements plus amples et forts, une de mes mains caresse mon clitoris et bientôt, avec une force incroyable, je décolle dans un tourbillon de plaisir. Je tente de contenir mes cris dans sa nuque, dans sa bouche en l’embrassant, mais rien n’y fait je ne suis résolument pas faite pour le silence ! Il continue de me baiser avec fougue, j’ai toujours les yeux dans les étoiles, naviguant sur un torrent de plaisir intense.
La chaleur de cette soirée d’août nous rappelle à l’ordre, nous sommes en sueur et assoiffés.   « On devrait se calmer, la soirée ne fait que commencer … » Sur ces paroles, je me dégage de son étreinte, et m’écroule sur la couverture, savourant encore les effluves de cet orgasme. Le sexe encore raide, Paul ôte le latex et remonte son pantalon. Je fourre ma culotte dans mon sac et réajuste ma robe. On range notre piquenique, et on retourne à la voiture. Pour une fois, je mène au score, et je vais m’atteler à rétablir l’équilibre très vite …

A suivre …

Chatterlay

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