Un vendredi matin printanier, Marion, étudiante aux Beaux-Arts flâne dans les couloirs en direction de sa salle de classe. L’heure est à un cours de dessin avec un modèle vivant, la thématique du jour : le nu masculin.

Yanni, coach sportif, divinement dessiné, issu d’un métissage d’une mère kabyle et d’un père de Provence, la trentaine entamée, se prête en tant que modèle, moyen pour lui d’agrémenter ses fins de mois.

Les étudiants installés, Yanni, en tenue d’Adam se positionne sur un piédestal prenant la pose d’une statue grecque antique. Immobile, il ne promène pas moins son regard parcourant ces jeunes gens en train de le croquer.

Marion retient son attention. Elle a un visage doux et expressif, des yeux verts captivants. Son regard descend. Elle porte un top laissant percevoir les légères courbes d’une petite poitrine et un short en jean vintage. Ses jambes nues apparentes l’attirent. Il se laisse bercer par une pensée érotique. Une érection commence à s’exprimer…

Ce détail n’a pas échappé à la jeune femme observée, intérieurement flattée, se sachant cible du regard de Yanni, d’autant qu’il l’attire grandement artistiquement de par son corps d’Apollon, mais aussi et surtout, se l’avoue-t-elle, charnellement.

Yanni, bien loin d’être à sa première prestation de modèle dénudé, chasse cette pensée, laissant fuir son regard sur le fébrile voisin de celle qui vient de le troubler. L’effet inhibant est immédiat.

Le cours se termine sans autre anecdote notoire, si ce n’est que l’idée d’avoir cet homme pour elle seule a bien germé dans l’esprit de Marion et elle en a trouvé le prétexte.

Issue d’une famille aisée, elle ne manque point de moyens financiers. Elle compte le solliciter pour poser à son domicile, un sympathique loft d’artiste aux environs de Montmartre. Ne manquant pas d’une naturelle aisance relationnelle, elle l’aborde une fois celui-ci de nouveau vêtu. L’idée lui convient parfaitement, le taux horaire de cette future prestation est fixé d’un commun accord sur celui perçu pour sa prestation du jour. Rendez-vous est pris pour le dimanche arrivant, en milieu d’après-midi.

Ce dimanche arrivé, Yanni est reçu par Marion. Elle lui énonce l’idée de croquer une posture sensuelle de lui nu allongé sur le lit. Elle le laisse se déshabiller sans l’épier et prendre la pose pendant qu’elle prépare son matériel, puis s’assit et entame l’esquisse.

Elle oriente son assise pour laisser subtilement et discrètement percevoir sa lingerie. Un aperçu qui trouble de nouveau une pause impassible par une turgescence naissante que Yanni arrive non sans mal à taire.

La jeune femme d’apparence innocente sourit intérieurement, le désir est maintenant prégnant en elle. Prétextant le besoin d’aller aux toilettes, elle s’éclipse dans la salle de bain et y retire son tanga. Très cérébrale, elle savoure la projection que sa facette joueusement aguicheuse aura sur lui. Elle ne doute pas que cela aura l’effet escompté, elle veut le sentir en elle, elle veut ressentir son corps puissant contre le sien.

Ce nouvel aperçu du corps de cette artiste loin d’être innocente oriente Yanni à laisser sa turgescence s’exprimer pleinement. L’envie n’est plus à croquer pour Marion. L’envie est tout autre. L’envie est charnelle. L’envie est de profiter de ce bel homme face à elle.

Elle se lève, capte le regard de son apollon, se rapproche de lui, le chevauche. Un baiser fougueux, Marion ondulant son bassin, ses lèvres intimes caressent ce sexe émoustillant. Elle retire sa robe pour ressentir la chaleur de son buste athlétique contre sa fine poitrine. Yanni l’enserre de ses bras musclés. Qu’elle aime ce contact. Qu’elle aime ce corps d’éphèbe.

De sensuels baisers descendants le long du torse jusqu’au pubis. Un baiser sur ce sexe qu’elle prend en main, le masturbant quelques instants, sentant sa dureté en sa paume, puis le met en bouche.

Que cette bouche est accueillante, que cette langue est habile, il ne peut retenir un soupir de plaisir.

Marion récupère, à l’aveugle, un préservatif dans sa table de chevet à portée de sa main gauche, tout en continuant cette fellation qui procure à tous deux une grande excitation. L’emballage est retiré, la protection soigneusement déroulée. Elle reprend la position ayant mené à ce premier baiser fougueux, un second baiser du même ordre suit, mais cette fois Yanni est en elle. Quelle belle vue que Marion se mouvant habilement sur son sexe tendu. Ses petits seins pointant invitent le modèle déviant à les caresser avec une fermeté croissante. Elle s’associe à cette caresse de ses mains posées sur celles de son amant. Cette fermeté croissante, un jeu de pincements des tétons initie le souhait d’un acte plus sauvage. Qu’elle aime son toucher. Qu’elle aime ressentir les variations de mouvement de son sexe en elle. Elle veut là ressentir ce tout par le biais d’un culbutage bien dynamique.

Elle se dissocie de lui pour se positionner à quatre pattes au bord du lit. Subtile aguicheuse ses fesses se mouvant sont tel l’envoûtement d’un chant de sirènes, irrésistibles. Yanni pénètre de nouveau cette accueillante intimité. Il a là plus de liberté de mouvement. Un rythme lent et doux devient plus dynamique et claquant, accommodé par une prise plus ferme de ces fesses. Des fesses dont il ne pourrait y avoir aucune lassitude à contempler ou caresser. Ce rythme maintenu mène Marion à s’évader dans un orgasme. Le son de ses cris d’appel à continuer est en belle harmonie avec le claquement du bassin de son amant contre ses fesses.

Symbiose des désirs, Yanni devine que Marion souhaite sentir son corps puissant sur elle, une envie qui est sienne également. Il la mène avec douceur à s’allonger sur le dos. Une caresse descendant son flanc droit jusqu’à son bassin. Ses lèvres savourent quelques instants son intimité, sa langue titillant son bouton. Il la pénètre de nouveau. L’ébat est sensuel. Sensibilisée par son orgasme, la frivole étudiante est des plus réceptives aux caresses, aux baisers dans le cou ou aux joueuses morsures de ses lobes d’oreille, accompagnant l’érectile va-et-vient de cet homme puissant mais non moins doté d’une délicate dextérité. Des frissons parcourent son corps.

Yanni plonge son regard dans celui de son amante, il s’évade, ses mouvements sont saccadés, des grimaces de plaisir, il jouit.

L’artiste et son modèle se dorlotent quelques minutes, elle dans ses bras forts, puis filent ensemble sous la douche.

Le croquis est ensuite terminé. La rencontre était joueuse, il n’est pas fait mention du défraiement de la pose, le désir n’est plus au lien artiste-modèle mais amante-amant. Yanni convie à une prochaine entrevue sur le scénario d’un coaching sportif qui dérape érotiquement. Après son départ, scrutant dans une ambiance rêveuse son croquis, elle est déjà dans l’attente fantasmée de ce prochain partage charnel.

Par Ronan K – alias Koncupiscent

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