La chaleur envoûtante de son désir m’enveloppe. Sa fébrilité naissante mêlée à son excitation emplit l’habitacle de la voiture. Quelques secondes à peine se sont écoulées depuis qu’elle a posé le bandeau sur ses yeux. Court instant où seul le son de nos respirations et de la circulation tentaient de pénétrer cette bulle dans laquelle nous nous trouvions alors. Le regard du chauffeur dans le rétroviseur, avide ne se détachant plus désormais de son entre cuisse ouvert laissant deviner au-delà du haut de ses bas noirs soyeux et au travers de ces ombres prudes, la beauté de son intimité, de sa chatte enfiévrée.

Je la contemple ainsi. Je profite de cette bulle indécente qui nous entoure pour absorber les ondes dégagées par son excitation mêlée de cette légère appréhension qu’elle, comme moi, savons fugace et temporaire. Rien ne sera jamais plus beau, plus désirable que ce moment partagé à deux. Ce moment où nos sens en ébullition restent pourtant contenus, intériorisés tout en se mêlant grâce à cette complicité qui nous unit et nous guide. Cet instant où la frustration n’existe pas, mais où les corps ne s’expriment qu’à demi-mots, qu’à voix basse, anticipant leur libération prochaine dont l’heure exacte reste pourtant inconnue.

Elle est étourdie. Étourdie par ces sensations qui l’enveloppent, par ce regard flou qui perce notre bulle et qu’elle sait, est posé sur elle. Elle ressent le désir de deux mâles excités l’entourer, qui cherche à pénétrer ses propres envies, faute, de pouvoir maintenant pénétrer son corps. Elle aime cette sensation. Elle assume pleinement cet effet à la fois physique et psychique qu’elle sait créer à l’envie chez les hommes. Rien ne l’excite plus que de savoir leurs queues bandées engoncées dans leurs pantalons et désespérées d’en jaillir pour avoir le privilège, qu’au moins une d’elle n’aura jamais, de toucher, caresser, pénétrer son corps. Cette simple pensée créé une rivière d’excitation entre ses lèvres gonflées et sensibles. La pauvre queue désemparée, elle le sait également, sortira solitaire de ce pantalon, peut-être dès qu’Elle aura quitté cette voiture, pour être branlée sur l’image fantasmée qu’aura gardé d’Elle ce pauvre chauffeur. Elle se délecte de son pouvoir.

Enfouie dans sa délectation, Elle n’a pas entendu sa portière s’ouvrir et ma voix lui susurrer :

– Prends ma main.

A moitié encore dans son rêve humide, elle revient soudain dans l’instant. Le millier de questions qui l’assaillent avant qu’elle ne s’abandonne au plaisir pervers de sa domination érotique et qui n’ont jamais franchi ses lèvres la saisissent à nouveau. Où va-t-on? Pourquoi tant de mystères? Quelles limites franchirons-nous cette fois? Aucune n’obtiendra d’autre réponse que par l’expérience. Son appréhension, un instant évanouie et dissipée dans leur bulle, tente sournoisement de refaire sa place au creux de son ventre.

C’est ce moment précis qu’il choisit pour lui prendre doucement la main. Alors tout s’évanouit. Ne reste en elle que cette sensation de chaleur qui débute là où leurs mains entrent en contact et qui se propage en elle. Cette chaleur diffère en nature, en sensation et surtout en intensité de celle que le soleil lui procure lorsqu’elle lui offre lascivement son corps en été. Cette chaleur pénètre, enivre, bouscule, explose. Elle brûle aussi. Pas une brûlure qui marquerait sa peau comme celle de ce soleil d’été lorsqu’il est trop audacieux ni comme celle, plus exquise et brièvement douloureuse, des fessées qu’il lui inflige lorsqu’elle enfreint leurs règles de jeu ou pire, et meilleure à la fois, celle de cette cravache réservée aux conséquences de ses effronteries qu’elle ne peut ni veut retenir, peut-être, se l’avoue-t-elle à l’instant, dans l’espoir d’être justement et délicieusement punie; cette brûle qui la parcourt en cet instant merveilleux est celle qui la consume et la nourrit depuis deux ans maintenant, depuis qu’ils s’aiment de cette passion irrésolue et insouciante et que l’un comme l’autre a pris le contrôle sur les vices, les perversions et le désir de son alter égo. Cette brûlure, elle l’appelle jour après jour et en cet instant elle se répand en elle comme une coulée de lave incandescente.

Il l’attire alors vers lui pour l’inviter à sortir de cette voiture. Elle craint d’y laisser leur bulle mais constate qu’au contraire, au lieu de s’éloigner, la bulle s’adapte à leur environnement et se déplace au gré de leurs vagabondages libertins. Ses jambes longues magnifiques, mises en valeur par ses escarpins noirs vernis aux talons sans fin et par le nylon qui gaine ses cuisses parfaites se déploient alors pour la guider plus près de son amant. Toujours si peu de mots de sa part pour toujours plus d’incertitudes. L’appréhension terrassée par cette brûlure divine a battu en retraite. Ne reste plus en elle que l’envie, l’envie de jouir, de faire jouir, l’envie de se fondre dans le plaisir et l’exaltation des sens.

Peu de bruit autour, il est déjà tard dans la nuit. Elle est extatiquement belle, sexy, sensuelle dans la lumière chaude et faiblarde du lampadaire qui tente d’accrocher son corps de rêve avant qu’elle ne rejoigne les ombres de la nuit pour ensuite offrir, une fois encore, son corps aux caresses du lampadaire suivant à son tour craint cette seconde fatidique où elle quittera son enveloppe luminescente. Je la guide sur quelques pas pour me diriger vers cette haute porte en bois, au milieu de cette avenue parisienne. La vie nocturne nous entoure. Quelques couples baisent sans doute. Certains avec amour, d’autres avec désespoir. Les corps s’enlacent, se mélangent sagement avant d’exulter. D’autres, malheureusement bien plus nombreux dorment, regarde la télévision ou, encore plus rarement, lisent. Leur vie est ennuyeuse car ils n’ont pas le bonheur d’être avec Elle.

Je sens sa main presque tremblante au sortir de la voiture qui se raffermit à chaque pas. Je la vois se redresser, son menton si parfaitement dessiné se relever légèrement comme elle le fait lorsque la confiance en sa sensualité la possède et que rien de ce qui l’entoure ne sait comment ne pas fondre ou bander. Sa démarche est légère, féline, joueuse. Je sais à cet instant que ses vices ont une nouvelle fois vaincu son appréhension, douce aberration qu’elle conserve et cultive simplement pour le plaisir de la vaincre à chaque nouveau jeu.

Nous voilà face à cette porte dont seul je connais le débouché. Elle, ses yeux toujours bandés, approche son corps du mien. Le léger manteau qu’elle porte ne peut me tromper sur la proximité de sa peau tant la tenue que je lui ai imposée ne s’encombre pas de tissus superflus. Ma main quitte alors la sienne pour se poser au bas de son dos pendant que je compose un code du bout des doigts de ma main gauche. La courbure de ses reins me saisit comme à chaque fois par sa perfection. Son cul merveilleusement arrondi invite ma main à poursuivre sa découverte. Je ne peux y résister et la laisse glisser sur l’arrondi de ses fesses. Mon sexe est dur, tendu. Si je laissais mon corps me diriger je la plaquerais ici contre le mur de cet immeuble pour la baiser bestialement. Mais ce soir, là n’est pas le jeu. Je me discipline et parviens à composer le code qui nous sépare de la promesse du vice. Je pousse alors la porte de ma main gauche et l’invite par une légère poussée sur ses fesses à avancer.

****

Le claquement de son talon de douze centimètres résonne dans le hall de l’immeuble. Son bandeau ne lui permet de distinguer qu’une faible luminosité. Bien entendu à cette heure-ci aucun bruit de vie ne trouble l’immeuble. Seul le claquement de ses talons se répercutant sur les murs et le plafond haut de cet immeuble vient troubler la quiétude de son environnement. Elle se sent si femme vêtue ainsi. Elle se sait irrésistible, surtout pour Lui. C’est comme ça qu’elle se sent lui appartenir. La main de son amant a désormais relevé délicatement le manteau pour poursuivre le caressant guidage qu’il exerce par délicates pressions sur son cul. Elle coule littéralement au contact de cette main qui a déjà tant parcouru son corps et dont elle connaît chaque subtilité. Elle peut dire à la simple pression qu’elle exerce, l’état d’esprit qui anime son propriétaire. Et ce soir, cette pression lui crie son envie. Elle pourrait supplier pour que ses doigts viennent la caresser. Mais elle sait que ce soir elle est à lui et qu’elle n’est pas en droit de réclamer. L’idée pernicieuse de la désobéissance et du plaisir de la punition se fraie un chemin au milieu de ses pensées mais est vite refoulée par la crainte d’interrompre un jeu qu’elle perçoit désormais comme une nouvelle source de plaisir inattendu.

– « Attention aux marches. Monte doucement. »

Toujours aussi peu de mots prononcés. La rareté de la voix de son amant ce soir créé une expectative presque irritante. Toutefois, les rares mots prononcés sont si inattendus qu’en résonnant dans le silence de la nuit et la pénètrent bien plus profondément en elle que s’il la couvrait de compliments. Elle discerne dans le timbre de sa voix si ferme une bataille homérique contre les envies qu’elle sait l’assaillir, le poussant à la saisir pour se défouler en elle. Elle ne peut refreiner un léger sourire de fierté à cette idée.

La brève douleur n’a d’égale que l’intensité du bruit qui résonne dans ce hall. Elle connaît si bien cette délicieuse brûlure qui maintenant parcourt sa fesse gauche.

– « Reprends-toi. Ne sois pas si fière… pas encore. » Lui dit-il de sa voix grave, sur un ton

ferme et doux à la fois.

Son sourire s’efface, je la connais si bien. Je guettais, j’attendais cette expression familière. C’est son tempérament, docile, soumise mais si rebelle. Elle me rend fou par ce mélange instable avec lequel elle sait si bien jongler et me séduire.

Je caresse sa fesse rougie et l’invite à passer devant moi. Une fois encore je me laisse hypnotiser par le mouvement de ses jambes mises en valeur par la hauteur de ses escarpins. Sa féminité s’exprime pleinement, entièrement. D’elle émane un parfum de sensualité dont je ne me lasserai jamais. De son déhanché invitant, je perçois une provocation discrète à l’obscénité.

Les marches se multiplient. Elle les gravit l’une après l’autre très lentement tant la tâche est rendue complexe par la hauteur de ses talons et le bandeau qui lui couvre le regard. Je suis juste derrière elle, je lui ôte son manteau désormais inutile. Sa robe noire moulante est trop courte pour cacher le haut de ses bas. La lumière voilée de l’escalier dans lequel elle se déhanche crée un halo autour de son corps. Elle est en cet instant, et comme si souvent, à la fois Aphrodite, Athéna, Cybèle ou Ishtar. Elle est mienne.

C’est alors que j’entoure sa taille de mes mains pour la stopper dans son élan. Elle reste immobile, interdite, ne sachant comment réagir, sans doute par crainte d’une autre fessée si son mouvement déplaît à l’amant à qui ce soir elle a offert son libre arbitre. Mes mains glissent sur ta taille et relèvent doucement sa robe si courte et si moulante. Elle me surplombe de trois marches. Sa longue chevelure laissée sauvage à ma demande descend le long de son dos pour s’arrêter à la naissance de cette cambrure source de toutes mes convoitises depuis que mon regard s’est posé sur elle. Ses mains délicates recherchent une prise de chaque côté afin qu’elle se stabilise dans cet escalier où je l’ai stoppée. J’admire ses longs doigts vernis d’un rouge agressif enlacer la rampe d’escalier avec fermeté comme parfois ils s’enroulent autour de ma queue avant que sa langue ne vienne saisir la goutte qui perle sur mon gland. Naturellement, dans un mouvement fluide, lent et sans calcul elle se cambre entièrement. Sa robe termine de glisser sur son cul pour le dévoiler entièrement. Du haut de ses bas surgissent deux cuisses blanches si appétissantes que je rêve d’y plonger. En se cambrant ainsi, elle tend son cul vers moi. Il s’écarte légèrement me laissant apercevoir son orifice interdit que je prenne tant plaisir à désacraliser parfois mais également ses lèvres brillantes d’excitation. Je distingue en même temps, malgré la pénombre qui nous entoure, le fin filet qui a coulé le long de sa cuisse et dont la source m’appelle irrésistiblement.

Chacune de mes mains écarte ses fesses pour la rendre plus impudique encore. Loin d’avoir un quelconque mouvement de recul, elle accentue sa cambrure pour m’offrir pleinement mon délice. Je me penche alors, mes lèvres se posent sur chacune de ses fesses, les embrassent, les lèchent, les mordillent. Elle rejette sa tête vers l’arrière au moment même où, écartant toujours plus fort ses deux fesses, ma langue entre enfin en contact avec ses lèvres gonflées et dont le jus coule abondamment. Ma langue joue délicatement avec chacune de ses lèvres, recueille son excitation, avant de pénétrer en elle et de découvrir à quel point ma belle salope est mouillée. J’aspire son excitation, déguste son jus tout en cherchant du bout de la langue son clitoris sur lequel une légère pression déclenche un puissant mouvement de reins de sa part afin que ma langue s’enfonce plus profondément en elle.

Je la sens frémir à chaque coup de langue à chaque aspiration de ses lèvres. Mon index vient rejoindre ma langue pour la pénétrer, libérant celle-ci de cette tâche afin qu’elle puisse se concentrer sur son clitoris et ses lèvres. Je suis maintenant accroupi et elle, les jambes écartées, frotte sensuellement sa chatte sur mes lèvres. Mon doigt s’enfonce profondément en elle pour jouer avec ce point qui la fait tant réagir. J’entends sa respiration accélérer, ses gémissements s’accentuer alors que je la pénètre d’un second doigt. Mon visage est trempé de son jus, mes doigts glissent dans sa chatte si serrée avec facilité. Elle bouge son sublime cul pour se baiser avec mes doigts. Elle perd le contrôle petit à petit. Le pouce de ma seconde main vient se placer à l’entrée de son orifice sacré laissé sans attention. Son excitation est telle qu’il s’ouvre et se laisse pénétrer superficiellement tandis que mes deux doigts prennent profondément possession de sa chatte. Ses gémissements deviennent cris alors que j’accentue la pression de ma langue sur son clitoris. Je ne sens plus ma queue qui déborde de jus avide de jaillir déformer mon pantalon. Alors, mes deux doigts baisant sa chatte comme s’il s’agissait de ma queue, mon pouce jouant avec son cul désormais ouvert, ma langue avide léchant goulument son clitoris, j’entends ce pour quoi je me damnerai sans état d’âme. Elle jouit, fort, sans retenue. Sa jouissance est puissante et ses cris retentissent dans l’escalier. Elle ne peut pas ne pas avoir été entendue.

La voilà fébrile comme après chaque orgasme. Elle ne me voit toujours pas, le bandeau n’ayant pas quitté ses yeux. Je lui laisse quelques secondes pour reprendre ses esprits, toujours accrochée à la rampe d’un côté et à la cage d’ascenseur de l’autre, avant de lui ordonner fermement:

– Reprends ta montée

Sans dire aucun mot, toujours haletante, elle redescend pudiquement sa robe noire sur son cul, ne parvenant toujours pas à dissimuler ses bas et restant ainsi parfaitement indécente. Puis elle reprend sa montée. Depuis combien de temps est-elle dans cet escalier? Elle ne saurait le dire. Elle veut sa queue, il l’en prive. Elle a joui mais a le sentiment qu’il la prive de son pouvoir en lui refusant le goût de son sexe au fond de sa gorge. Sa démarche est désormais incertaine. Chaque pas cherche la marche suivante et ses jambes, fébriles la portent lentement vers elle ne sait où.

Elle arrive enfin à un palier. Il s’arrête à ses côtés. Ils sentent le sexe, ils sont en rut, impossible de le dissimuler. D’ailleurs en ont-ils seulement l’envie?

C’est là qu’il la prend par la taille et l’attire contre lui. Pour la première fois de cette soirée leurs corps se rencontrent dans leur entièreté. Il n’en faut pas plus pour la faire mouiller à nouveau. Elle sent contre son ventre sa queue épaisse et dure et ne pense plus qu’à la sucer pour en faire jaillir le nectar. Il l’embrasse alors à pleine bouche la serrant encore plus fort contre lui. Leurs langues se cherchent, se trouvent et engagent une danse sensuelle, prélude à d’autres jeux. Elle qui commençait à reprendre le contrôle de ses sens, les sent une nouvelle fois l’abandonner. Le monde n’est plus que sexe, plaisir et volupté.

Il s’écarte doucement d’elle, l’embrasse dans le cou. Sa main reprend sa place préférée, englobant fièrement ce qu’il vénère.

-« Je t’aime » lui susurre-t-il chaudement alors qu’elle entend une sonnette retentir.

Ces mots brisent sa tentative désespérée de reprendre pieds, la renversent. Elle se sent protégée, libre de se fondre dans cette soirée. Quelques secondes s’écoulent, hors du temps. Ses pensées se perdent dans le souvenir flou de ce qu’il vient de se passer, de ses envies qui la harcèlent et qu’elle essaie de repousser. Où est-elle?

Comme pour répondre à cette question, elle entend une porte s’ouvrir et laisser s’échapper une musique électro qu’elle connait bien. Toujours pas un mot prononcé. Elle se sent hors du monde désormais.

Alors il l’invite, par cette poussée familière sur son cul, à avancer. Elle s’exécute. Ses sens perdus, étourdis et exacerbés par la musique, l’orgasme qu’elle vient d’avoir et ces mots qu’il lui a susurrés. Alors qu’elle avance vers l’inconnu, que ses talons font écho au son de la musique elle n’a plus qu’une certitude.

Ce soir, Elle le sait, d’Elle naîtra le plaisir…

Par Esensuals75

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