Deux âmes bien différentes agrippèrent le fil de vie de l’un et de l’autre par le biais de la photographie. Elle, Yasemin, est jeune femme aux indéniables charmes ottomans, une peau joliment teintée, une chevelure noire, longue et délicatement soigneuse, des courbes mélodieuses. Lui, Erwan, est jeune homme athlétique, au sourire apaisant et au regard indéniablement bienveillant. Elle s’essaye à poser, il s’essaye à la prise de vue. L’aperçu d’essais passés avec autrui énonce, pour lui, une attirance sur ce qu’elle dégage, pour elle, une attirance pour la sensibilité de son œil photographique. Ces attirances ouvrent une belle complicité confidente à l’intime photographiée s’associent l’intime des mots. Aléas de vie se chargeant, les échanges virtuels s’estompent. La rencontre ne s’exprime pas. Aléas d’un beau souvenir, des vies toujours chargées, ce souvenir toutefois réveille cette complicité assoupi, elle revit pleinement, s’énoncent les manques de ces échanges virtuels temporairement interrompus et le souhait d’aller au-delà. Décision est prise de s’organiser une rencontre autour de ce qui les attira l’un à l’autre : la photographie. Ils sont intimes par les mots, elle sera boudoir pour dévoiler pleinement sa douceur, sa beauté charnelle, parfaite ambassadrice de distinguées lingeries, elle sera de portraits en extérieurs pour une variation de portraits de ces traits beaux et expressifs. Le domicile d’Erwan et ses environs se prête grandement à cela…

Yasemin arrive à Boulogne-Billancourt. Une place de stationnement libre au pied de l’immeuble. Parfait. L’intuition d’une journée bercée par la chance et le plaisir…

Sur le palier devant la porte, l’excitation croît sous diverses formes. Enfin cette collaboration artistique dont elle sait d’emblée que le résultat la rendra pleinement fière d’elle, elle qui fut mise en doute par des photographes passés, la désinvidualisant, ne la voyant que pour un objet ne mettant pas en valeur les facettes de sa personnalité, son « elle » intime. L’excitation est aussi autre, elle ne sait l’expliquer, mais elle a hâte de ressentir la présence de cet homme, qui a su percer sa carapace et la mener à se confier intimement, à avoir des discussions qu’elle n’aurait jamais penser avoir, des discussions qui participent à ce qu’elle se sente pleinement femme et émancipée, sortant des mœurs culturelles dans lesquels elle est inscrite depuis sa naissance. Ce qu’elle ne sait pas et ce qu’elle désirait secrètement, est qu’Erwan, depuis qu’elle lui avait signalé son départ pour ce trajet menant à chez lui, est dans un état d’excitation similaire. Une imagination débordante de mises en scènes photographiques variées qu’elle lui inspire mène à une conséquente effervescence de son esprit, mais aussi cette intuition que la douceur de son parfum et de ses traits l’envoutera quelque peu, lui insufflant l’attrait pour son contact, qui, si désiré, sera prémices à un nirvanesque état de tous les sens, pour lui et pour elle ; pour elle, même si mère, malheureusement innocente de bien des sensations que son corps peut lui procurer.

Elle prend sa respiration, retrouve presque sa sérénité, se lance et frappe à sa porte. Son cœur accéléré de quelques battements, de plusieurs battements même, il lui ouvre. Elle est accueillie d’un délicieux sourire, elle en est d’emblée sous le charme de cet homme qu’elle découvre enfin. Il est d’emblée sous le charme de cette femme qu’il découvre enfin.

Posant son sac de vêtements pour le shooting, elle l’embrasse dans la foulée. Deux bises, une sur chaque joue.

Son charme était sans équivoque sur les photographies des shootings qu’elle a pu déjà faire, même si tût de sa vraie personnalité, tout comme sur celles naturelles de moments non anodins de sa vie de tous les jours où s’exprime presque toutes les belles facettes de sa personnalité. Il est indescriptible en sa présence.

Leurs regards se croisent, se dictant mutuellement leur désir intense. Sa facette malicieuse, endormie depuis bien longtemps, guidée par le dialogue entre son cerveau et son bas-ventre, chuchote.

Un frôlement bras contre bras, à même la peau, déclenche ce qui était subconsciemment tant désiré par eux deux.

Il désire embrasser sa nuque. Elle désire se laisser totalement porter par l’œuvre de ses désirs, non pas être son objet, mais parce qu’il la connaît mieux qu’elle se connaît, il a su lire ce que son inconscience noyée dans des us et traditions patriarcales et machistes rend illisible à sa conscience… pour le moment.

Yasemin à la fois fébrile, elle part vers l’inconnu, et exaltée, elle part vers un inconnu qu’elle sait si délivreur est au milieu du salon, toujours debout. Erwan se place derrière elle. Il dégage sa nuque de ses cheveux d’un noir profond, ils sont tels qu’il les avait rêvés, soyeux et délicatement enivrants. Les mains sur ses épaules nues, il lui pose un baiser sur la nuque. Ce contact, ces mains, ce baiser, elle frissonne de tout son être. Il se colle à elle pour la réchauffer. Son bassin est contre ses fesses, ces fesses… Elles sont celles des plus beaux fantasmes, celles de ses modèles de beauté latine, même si son origine est autre, elle, union de l’orient et de l’occident, de Shéhérazade et Cendrillon, de Lakshmiet Aphrodite, de Cléopâtre à César…

Les envies deviennent mutuellement enflammées. Sa respiration est haletante, ses tétons pointent. Sa respiration est accentuée, son sexe durci.Bassin et fesses s’épousent parfaitement, comme si la nature les avait conçus l’un pour l’autre, comme si le destin voulait inexorablement qu’ils se rencontrent. Cette frustration, emmagasinée inconsciemment depuis leurs premiers mots échangés, attirés par l’aura de l’autre dans une naïve approche photographique qui fondamentalement était charnelle, jaillit à la surface. Elle demande pour être pleinement libérée un assouvissement endiablé. Elle sera prise torridement en levrette…

Là Erwan découvre au toucher l’attirante poitrine de Yasemin par-dessus ses vêtements, un débardeur blanc avec, au niveau du décolleté quelques boutons, dont les deux derniers ne peuvent être fermés. Ces tétons déjà bien durs sont sortis. Qu’ils sont captivants au toucher, il les caresse et pince inlassablement. Que ce toucher d’Erwan est habilement perspicace, Yasemin ressent son intimité baignée de désir, elle ne se sent là, pour une fois, aucunement gênée qu’elle s’exprime en sa lingerie. Ces tétons aussi durs… Il ne peut plus attendre, Erwan veut ressentir l’accueil intime réservé à son sexe. Ce sexe si dur… Yasemin veut ressentir la vigueur des coups de bassin qu’elle lui inspire dans ce grand état d’excitation mutuel.

Menant Yasemin vers le canapé, à deux pas d’où ils étaient tous deux debout, après lui avoir retiré le bouton de son pantalon, Erwan l’y agenouille et dans le mouvement descend ce pantalon, accompagné de sa lingerie, à ses chevilles. Quelle vue sublime. Ce galbe envoutant de ces fesses offertes par cette posture. Ces lèvres intimes gonflées et brillantes d’humidité. Le pantalon lui devient vraiment incommodant. Pantalon et lingerie connaissent le même destin que ceux de Yasemin. Son sexe pointe à l’entrée de ce vagin si désiré. Il y entre. Enfin sa queue la pénètre.

Cette pénétration est savourée délicatement pour commencer. Son sexe entièrement en elle, Erwan, en pleine conscience, se laisse bercer de ces sensations intimes de plaisir que Yasemin partage avec l’ensemble de sa queue. Ces secondes… cette minute écoulée s’inscrit indéniablement dans la mémoire profonde d’Erwan avec toute sa richesse de sensations. Ce premier ébat sera inoubliable pour tous deux.

Prise ferme de fesses, il est temps d’évacuer pleinement cette frustration. L’ébat est pleinement lancé. Le rythme des va-et-vient croît. Erwan est attentif à tout signe d’inconfort de Yasemin. Il n’en est aucun. Culbutage est alors le mot adéquat. Ses fesses marquées des mains de son amant, elle, entre ces captivants légers cris de plaisir, la timidité ne la laissant pour le moment les exprimer pleinement en adéquation avec son plaisir ressenti, l’implore de ne surtout pas s’arrêter. Délaissant les fesses de son amante, Erwan lui prend les avant-bras. Ses bras et ceux de Yasemin forme ainsi un prolongement, indéniable allié de ces deux sexes, dont les caresses deviennent très vigoureuses. Il sent qu’elle prend un extrême plaisir mais qu’elle n’arrive pas à se libérer pour atteindre l’orgasme. Elle qui ne connaît pas encore cette sensation… Elle, mariée jeune à un homme qui culturellement n’accorde pas d’importance à cela, la jouissance n’est importante qu’au masculin.

Une caresse sur les fesses annonciatrices qu’Erwan se retire de cette intimité, tout juste découverte mais pour laquelle il ressent déjà une addiction. Prenant son smartphone, il lance une playlist RnB sur son enceinte, style musical écouté par Yasemin pour s’évader.

Il l’aide à se relever et la prend dans ses bras pour la porter dans sa chambre, dans le confort de son lit. Le pantalon toujours aux chevilles, les pas sont petits, mais mènent tout de même à destination. Posée sur le lit, il lui retire ses escarpins, son pantalon et son tanga. Il ne peut s’empêcher de le passer sous le nez, l’arôme d’un profond désir y est ancré. Il se déshabille intégralement et rejoint Yasemin, encore vêtue de son débardeur et soutien-gorge. Premier baiser lèvres contre lèvres, langue contre langue, les salives se mélangent, sensuelle période, main d’homme caressant l’extérieur de la cuisse droite à la couleur teintée, de la hanche au genou, main d’homme posée contre cette douce chevelure.

Il se met sur le dos, la guide dans ses bras, dos contre son torse. Les derniers vêtements sont retirés. Ses seins sont de nouveaux caressés doucement, plus fermement. L’excitation reprend, les tétons pointent de nouveau entre les doigts de son amant. Il change quelque peu sa position de manière à pouvoir caresser l’intimité de Yasemin de sa main droite. Ses doigts savourent brièvement l’humidité s’exprimant sur ces lèvres vaginales avant de remonter le clitoris, organe dès lors source de toute l’attention de ces doigts, index et annulaire veillant à le libérer, majeur le titillant. Bercée par la musique qu’elle aime en fond sonore, rassurée et accompagnée des mots susurrés par Erwan la complimentant et la berçant du son de sa voix pour la mener à lâcher prise. Elle lâche prise répondant au désir de son corps de laisser ses sensations de plaisir la parcourir. L’homme qui la masturbe est en quête là de son plaisir à elle, elle le remercie infiniment intérieurement. Des sensations fortes, sa respiration s’arrête quelques secondes, ses muscles se tendent, elle crie le prénom de son amant, elle a son premier orgasme, son corps se déchaine, Erwan maintient la masturbation, différemment… Sa paume frottant contre son clitoris, deux doigts en elle pressant contre la paroi du vagin sous l’os pubien, d’habile va-et-vient inondant son intimité, un cri plus fort, les draps sont trempés, elle est en extase et à bout de force pour le moment. Erwan stoppe sa caresse vaginale, la serre dans ses bras, l’embrasse la joue et lui dit des mots tendres à l’oreille. Elle est si bien…totalement apaisée par cette inconnue sensation qui l’a submergée… ces inconnues sensations…

Quelques minutes passent… elle est toujours dans son nuage, euphorique… son clitoris retrouve une sensibilité moins excessive. Erwan vient se mettre torse contre torse, elle, dos sur le lit. Un baiser fougueux, des baisers descendant du cou au pubis, au pourtour de son intimité, sur son intimité, sa langue la pénètre, saveur du plaisir intense, sa langue s’occupe ensuite de son clitoris, premier cunnilingus pour Yasemin. La mener ainsi à l’orgasme sera pour une autre fois, il ne doute pas qu’ils se reverront encore et encore.

Il s’essuie discrètement les lèvres, puis vient de nouveau mélanger sa salive avec celle de sa partenaire. Son bassin entre les jambes de Yasemin, son sexe en érection s’insère en elle. Sa queue en cette position est en osmose avec l’anatomie de son amante. Chaque va-et-vient mène à un à-coup contre son point G. Elle aime éperdument être ainsi sous lui, leurs visages se parlant. Elle jouit… il se laisse aller, d’autres joueurs mouvements en elle sans quitter son expressif et beau visage des yeux… sauf pour les quelques secondes qui suivent, ses yeux se ferment, il jouit, de nombreux jets, un orgasme digne de cette frustration, inconsciente et consciente, maintenant apaisée. Il est temporairement ailleurs, achevé. Il reste en elle, préservant au plus longtemps ce lien intime, ils sont enlacés dans les bras l’un de l’autre, s’embrassant avec douceur, leurs sexes se quittent, l’enlacement doux demeure quelques minutes.

Une douche est prise, à deux, il la savonne, elle le savonne…

Une passionnelle complicité est indéniablement ancrée entre eux, elle s’interprète notamment dans l’intensité expressive des portraits réalisés ensuite… Les clichés en ambiance boudoir furent dignes des leçons de séduction d’Aubade.

Par Ronan K alias Koncupiscent.

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