Les talons aiguilles de ses bottes résonnent sur la route qui nous éloigne de ce restaurant intime et velouté. Elle a compris chacun de ces petits cartons que je lui ai donné au fur et à mesure du repas. Un rébus, une photo, des références, tous ces indices voluptueux et poétiquement amenés. J’ai aimé la voir réfléchir, chercher jusqu’à percevoir le rictus de satisfaction sur le bord de ses lèvres que j’aurais voulu goûter de la pointe de ma langue à ce moment-là. J’ouvre la porte de cette chambre de ce grand hôtel. Satisfaction. Elle est bien comme je l’avais aperçu et imaginé: lit à baldaquin trônant au milieu de la pièce, petit mobilier de style Louis XV, miroir mural, le contexte est posé. Ma besace contenant les accessoires de notre partage nuptial aussi. Elle se dirige vers la salle de bain. Je regarde sa grande silhouette s’éloigner, dégageant ses effluves excitants, mon imagination et mon désir affleurent sous mon épiderme. Seul, j’installe les touches nécessaires pour la suite de notre partage: bougies, coupes, champagne, chocolats et musique. Allongés sur le lit, nous nous enivrons avec délice d’herbe et de breuvage. Je lui tends son paquet que j’ai soigneusement emballé dans ce papier népalais couleur parchemin, scellé de mon sceau, à la cire rouge. Elle se redresse, sa longue chevelure enveloppant son sourire. Décachetant le cadeau, elle découvre une enveloppe, un carton, une invitation, en-dessous, trois petits paquets qui n’ont de sens que portés ensemble. Mes lèvres et mon regard esquissent un sourire, elle est désireuse. Dégageant une à une les différentes parties de cette fine lingerie, elle apprécie la beauté de cet apparat.

Selon les convenances de notre scénario préétabli, elle se lève et s’en va se parer. J’ôte ma chemise et le reste de mes vêtements. Une serviette autour de la taille, je me dirige vers ce fauteuil qu’elle a installé devant le miroir. Je ne dois pas me retourner quand elle arrivera, ce ne sera pas ma vue qui caressera son corps en premier, loin de là. Installé face à mon reflet, j’imagine son corps rehaussé par la dentelle, je l’imagine se regardant dans l’autre miroir, sûr de son pouvoir de séduction. J’aime.

La porte de la salle de bain s’ouvre et se referme. J’entends ses talons arrivés vers moi. Elle a gardé ses bottes, j’ imagine son corps cuivré rehaussé de noir et de rouge, ses mamelons et ses tétons saillants, comme toujours. Mais là ils ne sont pas couverts simplement maintenu par les redresses seins. Quel mot barbare pour une si jolie mise en valeur ! Je la sens, presque derrière moi, je ne vois pas son image dans le miroir, j’en ai envie. Ce ne sont que ses mains portant le bandeau sur mes yeux que j’aperçois avant d’offrir mon sens visuel. Un ange passe, le temps de prendre conscience de nos statuts. Elle dominante, pouvant se délecter de ce pouvoir, moi soumis, espérant sentir son déchaînement sensuel. Inversement des rôles qui nous lient généralement, la mise en danger par le bousculement de ces principes est excitant et nous permet de nous découvrir plus amplement. Mes mains sont sur les accotoirs du fauteuil. Mon sang affluant sous la serviette. J’entends un bruit émanant de sa voix, une sorte de soupir lui permettant de saisir pleinement son rôle. Le jeu a déjà commencé. Mon imagination fort développée, est en surchauffe. Mes sens sont exacerbés, bouillonnant de l’insoutenable attente: une caresse. Ses doigts parcourent mon torse, de mes épaules en passant par ma poitrine, descendant doucement le long de cette ligne dessinée au milieu de mon ventre plat et dur. Il n’y a que ses doigts ou plus exactement que la pulpe de ses doigts qui me caressent. Je frissonne. Mes lèvres, un frôlement des siennes, je résiste à entrouvrir ma bouche. Je veux qu’elle insiste. La pointe de sa langue goûte la douceur brûlante de ma lèvre supérieure la lèche délicatement, la fait glisser entre les siennes… humm… divine sensation de sentir son appétit me prendre ainsi.

Je sens la serviette s’ouvrir sur mon sexe déjà rempli de tension, le soumettant à sa satisfaction visuelle que j’imagine. Tel une éruption, un fourmillement se répand dans tout mon corps, distribuant sa brûlure à tout mes vaisseaux sanguins : la chaleur de sa langue s’est posé sur mon sexe. Je la sens parcourir toute la hauteur de ma verge,  virevoltant dans son parcours indéfinissable. Le frein de mon gland tendu joue comme une corde de violon sous sa composition. Un air de volupté s’empare de mon âme. Mes mains se crispent sur les fines volutes des accotoirs du fauteuil : je ne veux pas la toucher ou plutôt je m’en empêche avec forte restriction personnelle. Oui, je veux la laisser faire, je veux voir,  sentir son déchaînement ! La tête de mon sexe vient d’être portée à sa bouche qui exerce un mouvement de succion que j’entends à travers les méandres chtoniens de mon état. Ses lèvres serrées descendent autour de mon axe de chaire vibrant sous ses assauts, puis plus rien… elle se lève, je crois. Je suis désemparé. Non ça va, je l’entends boire une coupe de champagne et revenir. Me regarde-t-elle dans le miroir ? Peut-être est-ce elle-même qu’elle scrute à travers le reflet ?

Ses doigts enlacent ma queue à présent. Sa bouche fermée se pose sur sa pointe, glissant délicatement le long de mon membre. Ses lèvres serrées contre moi commencent à me brûler… elle remonte sur mon gland, redescend et là une éruption magmatique s’empare de toute la surface de mon sexe ! Une chaleur piquante à souhait émanant du contact de sa bouche enveloppe ma queue tendue à son paroxysme… frissons, tremblements… mes doigts s’enfoncent dans le bois du siège, sa bouche est pleine de champagne et mon gland s’y noie avec une surprenante excitation. Elle avale enfin… son champagne… se retirant de mon corps. Cette surprise m’a mis hors de moi. Je ne sais pas si elle s’en est rendu compte. Je la sens se rapprocher. Ses longs cheveux glissent sur mon visage et s’éloignent derrière moi. Elle se rapproche encore, je bascule légèrement mon visage en arrière, ma bouche entrouverte. Mes lèvres et ma langue ont faim et voici que, délice, la pointe de son téton dur et chaud glisse sur ma bouche,  un sein puis l’autre, elle dirige son désir selon ses convenances. Je sors la cime de ma langue afin d’humecter ses deux chaires culminantes que j’ai envie de mordiller. J’entends ses petits gémissements de plaisir qui m’excitent. Il faut que je la touche. Mes mains glissent sur ses hanches, ses côtes, j’adore la caresser, ma queue dure a envie de sentir sa fente humide, ma bouche se délecte de ses seins, mes mains enlacent  son corps.

Les accotoirs du fauteuil ne se prêtent pas à ce qu’elle me chevauche ainsi. Ou alors dos à moi… l’effet de l’alcool, l’absence de ma vue, le joint que nous avons fumé, l’ivresse de mes sens ne me permet pas de me souvenir de ce passage. Je vibre pourtant encore très bien de ce moment où n’en pouvant plus, elle m’ordonne : baise-moi !
Je sens le bandeau se délier, la lumière, si tamisée soit-elle, m’est aveuglante quelques instants. Mais elle, se retournant pour m’offrir la vue de son dos cuivré dont les fines courbes glissent jusqu’à ses reins et ses fesses suaves et rondes à souhait. Elle pose ses mains de chaque côté du miroir, me regardant dans le reflet de son visage envoûtant, de sensations passives, mes vibrations internes se mettent en branle pour une attitude tout autre. Je me lève de toute la grandeur de mon corps, soulève et maintiens sa jambe droite dont je sens la chaire sur mon avant bras, ma main droite glissant et verrouillant son aine. Ainsi ouvertes, ses lèvres lisses et humides me sourient à travers le string ouvert. Les deux ficelles faisant saillir sa vulve. Mon sexe, au paroxysme de sa vigueur, pénètre sa fente humide à souhait. D’abord lentement et peu profondément. Mon autre main vissée sur sa fesse gauche que je soulève avec fermeté. Ma queue glisse, s’engouffre, se délecte de cette chaleur et cette onctuosité enivrante. Mes doigts se détachent de sa cambrure pour remonter le long de sa colonne vertébrale, telles les serres d’un rapace, griffant sa chaire avec douceur et bestialité. Les mouvements et le rythme de mon membre s’accentuent, mes ongles parcourent sa nuque, pénètrent son cuir chevelu avant de saisir sa crinière épaisse et sensuelle avec une fermeté toute maîtrisée. Ma queue est au plus profond de son corps gémissant.

Cela m’excite, mais je la désire autrement. Je l’amène devant le baldaquin, en récupérant au passage la longue corde rouge que j’ai amenée. Elle est debout, dos à moi, face au lit. Je noue son poignet gauche, fais basculer la corde au-dessus de la traverse, la faisant redescendre derrière le montant. Même opération pour son autre poignet. Je tends alors les deux extrémités en même temps, dressant ainsi son corps en lui laissant quelques cm de mou afin qu’elle puisse se cambrer sans difficultés. Une brûlante intensité m’envahit de la voir ainsi devant moi, son corps dont j’apprécie la couleur cuivrée et ses courbures enivrantes, frémissant dans l’attente de mes actes. Corps sculptural, port altier, cambrure naturellement saillante, longue chevelure ensorcelante…. J’écarte ses jambes avec mes pieds contre les siens. Elle s’ouvre. Chacune de mes mains se pose sur ses fesses. Je m’agenouille, pousse mes mains en l’air, soulevant cet admirable cul. Elle se cambre naturellement d’avantage. Ma bouche assoiffée s’approche. Je regarde ses délicieuses lèvres frémissantes et humides comme je les aime. Je vais me régaler de lui offrir le plaisir de mon appétit…

Par douceurdextase

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