Chaque fois que nos pieds se touchaient accidentellement sous la petite table, ma voisine se confondait en excuses polies tout en m’offrant un délicieux sourire. Ses magnifiques yeux bleus replongeaient ensuite dans son roman, Opus Pistorum d’Henry Miller. Le balancement du train me plongeait dans une sorte de torpeur qui accentuait l’ennui de ce long trajet. Quand mon mari assit en face de moi se mit à ronfler, ma voisine et moi partîmes dans un fou rire.
-« Il ne se réveillerait même pas si le train déraillait » lui dis-je.
Elle posa son livre et se tourna à demi-vers moi tout en croisant ses jambes, bien mises en valeur par une robe d’été élégante et plutôt courte.
-« C’est quoi ce roman » ? lui demandais-je histoire d’engager la conversation. Elle se pencha alors doucement vers moi avec un sourire amusé et me murmura à l’oreille :
-« C’est un vieux roman pornographique écrit en 1941 par Henri Miller ». Cette réponse inattendue me laissa sans voix. Ma voisine sentit ma gène et eut la délicatesse de changer de sujet :
-« Vous descendez où ? »
-« A Nantes. »
-« Encore pas mal de temps à patienter alors ! On va boire un verre ? » me proposa-t-elle.
Surprise à nouveau, je ne me laissais cependant pas décontenancer cette fois. Un peu d’occupation me ferait le plus grand bien. -« Pourquoi pas » ? lui répondis-je.

Nous voilà parties toutes les deux pour le wagon bar. Nous fîmes connaissance de façon cordiale mais très décontractée ; c’était un peu comme si nous nous connaissions déjà. Plutôt timide d’habitude, je me surpris à me livrer sans complexe et avec plaisir. Sans pouvoir l’expliquer, cette femme exerçait quelque chose sur moi. Un mélange contradictoire de douceur et d’autorité émanait d’elle. Les hommes du bar appuyaient leur regard sur cette brune élancée, aux yeux clairs et aux cheveux courts et je me rendis compte qu’elle était très belle. Le voyage était soudain agréable et je m’abandonnais à la légèreté de ce moment. C’est alors qu’elle termina son verre et me lança d’un ton un peu direct :
– « Regagnons nos places veux-tu ? ». Je me levais à contrecœur et la suivis entre les sièges. Juste avant d’atteindre notre wagon, elle s’arrêta devant la porte des toilettes et en saisit la poignée.
– « J’arrive tout de suite » me dit-elle. Sans répondre, je poursuivis mon chemin mais au moment d’ouvrir la porte du wagon, j’entendis sa voix me lancer :
– « Excuse-moi, pourrais tu venir m’aider deux secondes, j’ai un petit problème ».
Je refis les quelques pas qui nous séparaient en sens inverse jusqu’à la porte des toilettes.
– « Qu’y a-t-il ? Tout va bien ? »
Elle jeta un coup d’œil à droite puis à gauche comme pour s’assurer que personne ne nous observait puis me saisit le bras et m’entraina à l’intérieur : -« entre s’il te plait ».
Je réitérais mon inquiétude : – « qu’est ce qui ne va pas ? »
Sans répondre elle referma la porte, la verrouilla et me saisit la tête entre ses mains pour m’embrasser à pleine bouche. Je m’écartais brutalement de son étreinte en essayant de reprendre mes esprits. Elle ne dit rien et recula d’un pas, s’adossant au mur. Elle ne souriait pas mais ne me quittait pas des yeux. – « J’ai envie de toi » me dit-elle tout doucement. Je balbutiais quelques mots maladroits :
– « Désolée….je….enfin…tu sais….je n’ai pas….je ne suis pas…. »
– « Shuuuuuuut » me dit-elle en posant son index sur ses lèvres. J’étais pétrifiée, je ne savais pas quoi faire, pourquoi je n’ouvrais pas cette porte ? Elle fit glisser les bretelles de sa robe le long de ces bras dévoilant de très jolis seins en forme de poire et dont les sommets remontaient de façon arrogante.
La cabine des toilettes étant minuscule, je n’étais qu’à quelques centimètres, je pouvais sentir l’odeur de sa peau…je ne l’oublierai jamais. Elle passa délicatement ses doigts sur ses tétons et me chuchota :
– « Viens les sucer » !
Sans réfléchir, je plongeais sur elle saisissant l’un de ses mamelons à pleine bouche et caressant d’une main son autre sein. Elle gémit immédiatement de plaisir. Elle me laissa les commandes quelques instants puis, de ses mains, m’invita de nouveau à venir l’embrasser sur la bouche. Nos langues s’entremêlaient langoureusement.

– « Ce que tu es belle » lui dis-je.
– « Ce que tu es excitante » me répondit-elle avec un sourire coquin. Elle prit alors ma main et la guida vers son entrejambes. Je ne me fis pas prier et j’écartais immédiatement le tissu de sa culotte. J’ai plutôt l’habitude des queues mais une femme sait forcément en branler une autre non ? Pendant que je cherchais son clitoris, j’attrapai de nouveau ses tétons avec ma bouche. Son sexe était trempé d’excitation et je n’eus aucun mal à écarter ses lèvres. Elle se mit à soulever mon t-shirt à me caresser les seins au travers de mon soutien-gorge quand tout a coup la poignée de la porte claqua deux fois suite. Nous nous figeâmes un instant le cœur à deux-cents à l’heure. La personne n’insista pas… Ouf, ce n’était pas le contrôleur ou mon mari. Ma compagne souriait. Cette situation l’excitait, je pouvais le lire dans ses yeux. Elle enleva alors sa culotte, écarta légèrement les jambes et souleva sa robe pour m’exhiber son sexe. – « Branle-moi », me dicta-t-elle ! Un frisson me parcourut l’échine et mon sang ne fit qu’un tour. J’enlevai à mon tour mon t-shirt et mon soutien-gorge et pendant que je fourrais mes doigts dans sa chatte dégoulinante, je l’invitais à déguster ma poitrine. Mon index et mon majeur tournoyaient savamment à l’intérieur de son sexe trempé tandis que mon pouce titillait son clitoris gonflé d’envie. Je sentais l’effet que je lui faisais à la manière dont elle me suçait les seins et aux discrets gémissements haletants qu’elle poussait. En à peine deux minutes, je sentis son vagin se contracter et je la regardais jouir pendant qu’elle me mordait les tétons. J’étais dans un état d’excitation indescriptible. Elle laissa alors retomber le bas de sa robe. Je quittais son sexe au moment où elle me prit par les épaules et me retourna à sa place contre le mur. Elle s’agenouilla, passa la tête sous ma jupe, descendit d’un coup sec ma culotte et se jeta sur mon sexe à pleine bouche. Mon mari n’est pas un grand amateur de ce genre de caresse buccale. Aussi n’avais-je que très rarement le privilège de me faire offrir une telle gâterie. Je sentis tout de suite la langue de ma partenaire me fouiller profondément et dégager mon clitoris pour me l’aspirer goulument mais délicatement. J’avais perdu toute notion de temps et de lieu. Je m’agrippais à la chevelure noire de ma bienfaitrice en lâchant un murmure de contentement -« Oh putain ce que c’est bon » ! Elle s’appliquait à alterner des petits coups de langue sur mon clitoris avec de grandes lampées pleines de salive entre les grandes lèvres, entrant parfois directement dans mon vagin. Cette fille n’en était pas à sa première chatte, c’est évident ! Il ne me fallut pas plus de temps qu’à elle pour jouir. Je me mordais les lèvres pour ne pas crier. Je savourais cette jouissance, tandis que ma compagne retrouvait ma bouche.

C’est alors qu’une voix métallique annonça l’arrivée du train à Angers. Elle s’arrêta net.
– « Merde » cria-t-elle ! C’est là que je descends ! Elle remonta le haut de sa robe en un clin d’œil, me saisit la hanche et me claqua un baiser fougueux sur la bouche.
-« Merci ma belle » lançât-elle en ouvrant doucement la porte. – « Ne sors pas tout de suite, attends un peu », puis elle disparût. Je n’eus le temps que de lui sourire. Je refermais derrière elle et tentait de reprendre mes esprits. Combien de temps avions nous passé dans ces chiottes SNCF, à peine 15 minutes je pense mais quelle intensité nous venions de traverser. Le train s’arrêta et je sentis le mouvement des voyageurs dans les couloirs. Je me rhabillai doucement, ramassai sa culotte (que j’ai gardée en souvenirs et que je porte parfois…sans soutien-gorge, tout comme elle) que je cachais en boule dans ma main puis suis sortie comme si de rien n’était afin de regagner ma place. Mon ours de mari dormait toujours et je découvris sur mon siège le roman de mon amante. Je m’assis pour le feuilleter et découvris un petit mot à l’intérieur d’une écriture rapide : « Merci pour ce moment intense ! »

Par Curious67

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