Chapitre 2

Au retour de ses vacances, alors que nous étions nus l’un contre l’autre et que je parcourais son corps de caresses quasi chirurgicales, elle se mit à me raconter la suite de ses expériences. Elle me dit tout. C’est plus tard, dans le village où travaillait Clara, que, contre toute attente, elle avait vécu une vraie histoire d’amour. Chaque soir, elles se retrouvaient dans un petit café terrasse où elles avaient pris l’habitude de passer les débuts de soirée à boire des verres d’aguardiente avant de rejoindre les clubs environnants. Elle avait rencontré un beau métisse, au physique plutôt sec et élancé, me précisa t-elle. Un garçon jeune, peut-être vingt ans, poli, plein d’attentions à son égard. Il ne parlait pas beaucoup au début. Il avait l’air gêné. Il avait peut-être peur de montrer ce qu’il était, un garçon du coin, sans culture, sans discussion. C’est comme s’il avait conscience de tout cela. Et c’est exactement ce qui lui avait plu chez lui, quelque chose comme de la dignité.

Elle avait apprécié le fait aussi qu’il n’ait rien forcé, ni tenté quoique ce soit avec elle. Il l’avait juste invitée à danser. En fait, elle s’en était servie de bouclier, d’ange gardien car en étant avec lui, elle était à l’abri des garçons un peu trop insistants. Et très vite, il s’était imposé comme le « novio » de la jolie « gringa ». Il lui avait donné l’impression d’être plus éduqué que les autres.

– Je me suis sentie rassurée dans ses bras. Il était gentleman. Mais un moment, en dansant, j’ai senti le contact de son membre dur contre moi. Je m’étais précautionneusement épilée avant de sortir alors la peau imberbe de mon sexe m’avait rendu plus sensible encore. Tard dans la nuit, c’est lui qui m’a raccompagnée à l’hôtel. Je me suis blottie dans ses bras car il faisait froid sur la route qui longeait la mer. Au fur et à mesure de notre promenade nocturne, je lui ai trouvé de plus en plus de charme. Sa simplicité, son humilité, ça changeait des personnes que nous avions l’habitude de côtoyer, plus urbaines, plus sûres d’elle à Paris.

Laure avait toujours eu un faible pour les garçons dépourvus de tout artifice. Elle appréciait la nature sincère, entière de ce garçon si discret, si différent des autres.

– C’est moi qui l’ai embrassé d’abord, comme pour le remercier de cette charmante soirée et de m’avoir raccompagnée », précisa-t-elle, même s’il n’y avait aucune ambiguïté entre nous, je ne désirais pas ce garçon mais il savait embrasser.

J’ai aussitôt aimé le contact de ses lèvres épaisses contre les miennes. On est restés plusieurs minutes dans la pénombre enlacés juste devant l’hôtel. J’ai hésité à lui proposer de monter avec moi chez Carla mais c’était un peu hatif et je n’en avais pas assez envie. Il m’a serré un peu contre lui et je l’ai repoussé. Finalement, il m’a laissé partir sans essayer de me retenir. Le premier soir, on s’est quitté ainsi, sans un mot, sans aucune promesse. Je suis partie me coucher en pensant à toi. Le lendemain, on est retourné avec Clara dans le même bar. J’ai passé la soirée à discuter avec un jeune new-yorkais sympa qui venait de débarquer, un collègue humanitaire de Clara. Mais son discours rationnel, trop critique m’a un peu saoulé, ce mec me ramenait à la réalité occidentale que j’avais envie de fuir pendant ses vacances. Je pensais sans l’attendre vraiment que Marco serait là.  Et contre toute attente, je ne l’ai pas vu.

Sur la piste, j’ai dû repousser toute seule les avances viriles des autres hommes. Je me suis dit qu’il n’avait peut-être pas apprécié que je le repousse la nuit d’avant. Sa pudeur naturelle, sa fierté, son sentimentalisme local, l’avaient amené à ne pas subir une seconde humiliation peut-être. Et bizarrement, cette absence m’a rendu triste. Je suis rentrée me coucher plutôt que la veille. Je ne l’ai pas revu de la semaine. Ce n’est que le dernier soir, la veille de mon départ pour Bogota qu’on s’est re-croisé. Il était parmi les couples de danseurs, accompagné d’une amie, une jolie mulâtre, sexy, qui semblait « pendue à son cou ». J’ai aussitôt ressentie une joie immense, mêlée presque d’un sentiment de jalousie. Il a semblé surpris de me revoir. On ne s’est presque rien dit. On a échangé quelques mots, un regard, mais rien de plus. J’étais un peu gênée moi aussi et j’ai aussitôt rejoint mon groupe d’amis. Plus tard, j’ai longtemps dansé avec le collègue new-yorkais de Carla qui ne m’intéressait pas. Il dansait mal de surcroît et ne me lâchait plus d’une semelle. Puis, finalement, Marco, m’a invité à son tour et nous avons dansé plusieurs minutes sans nous arrêter. On ne se parlait pas mais très vite, j’ai senti son sexe dur à nouveau faire pression sur le tissus léger de ma robe. On était dans une communication sensuelle. Je savais que je lui plaisais et je le désirais aussi. Il était de loin le plus pur, le plus intéressant de tous.

Vers trois heures du matin, on a décidé de rentrer nous coucher. Il m’a proposé de me raccompagner alors que tous ses amis étaient déjà partis. On a longé la petite route qui mène à l’hôtel, puis un moment je me suis arrêtée pour l’embrasser. J’ai ouvert presque naturellement les premiers boutons de sa chemise pour caresser son torse, presque imberbe. Comme il s’est mis à pleuvoir, on s’est abrités sous un arbre. C’est moi qui ai pris les choses en main. Alors qu’il m’embrassait, j’ai commencé à le caresser, puis j’ai passé quelques doigts sous son pantalon. J’ai aussitôt senti son sexe en érection. J’ai ouvert sa braguette pour libérer sa verge et la prendre à pleine main. Cela faisait longtemps que j’avais envie de toucher son sexe. Je me suis agenouillée et j’ai aussitôt commencé à le sucer sans trop réfléchir. J’avais de plus en plus envie de lui. J’aimais l’odeur de sa peau. J’aimais sa manière de se laisser faire. Un moment, les phares d’une voiture nous ont éclairé, je me suis relevée d’un coup et je me suis plaquée contre lui pour ne pas être vue. Il s’est rhabillé aussi et nous sommes restés plusieurs minutes, blottis l’un contre l’autre, à nous embrasser avant de reprendre le chemin de l’hôtel.

Mais avant d’arriver, je l’ai à nouveau attiré vers moi contre un mur à l’ombre d’une maison un peu à l’écart. Il a retiré sa chemise, et j’ai fait glisser le haut de son pantalon, pour pouvoir caresser ses fesses simultanément en faisant aller et venir un doigt doucement entre son anus et son sexe. Puis, j’ai recommencé à le sucer. J’aimais sentir son sexe dans ma bouche. J’étais heureuse de lui procurer du plaisir. J’étais heureuse de le dominer, de voir que je pouvais décider de son plaisir. Et puis un moment, je pense qu’il était sur le point de jouir, il a repoussé mon visage d’un coup brusque, en me relevant vers lui, il a retiré violemment ma robe. Nous étions désormais tous les deux nus l’un contre l’autre face au mur.

Tout en m’embrassant, il s’est mis à caresser tout mon corps, d’une manière très sensuelle, mes seins d’abord, puis très vite le long de mes jambes. J’ai senti un doigt passer entre mes lèvres humides. Moi qui croyais me trouver avec un gars du village, j’étais soudainement face à un homme, expert et précis dans ses attouchements. Après quelques minutes où je le masturbais encore d’une main, il m’a retourné en me plaquant le visage contre le mur. Et c’est là que j’ai senti sa verge me pénétrer d’un coup sec. Il s’est mis à me faire l’amour à un rythme lent et régulier. J’avais les seins légèrement griffés par le crépis et cela me procurait un peu plus de plaisir encore. Il avait pris mes fesses dans ses mains, et me soulevait légèrement de temps à autre, en enfonçant toujours plus profondément son sexe en moi. Au bout de quelques minutes, il s’est retiré, il a disposé les vêtements par terre pour s’allonger et m’a entraîné vers lui. Je me suis alors empalée sur lui en donnant des coups de plus en plus rapides. Au bout de quelques secondes, je me suis mise à appuyer de plus en plus fort pour le sentir au plus profond de moi et j’ai joui. Il a donné quelques coups encore, jusqu’à ce que je sente son sperme me souiller.

Nous nous sommes légèrement endormis l’un dans l’autre. Puis je me suis retirée et il s’est mis à me parler un peu. La lune nous éclairait légèrement. C’était un moment de tendresse. Puis, il s’est mis à pleuvoir légèrement et nous sommes rentrés à l’hôtel. On a discuté en fumant un joint. Il m’a avoué qu’il avait une femme. Ça m’a un peu rassuré car je ne voulais pas qu’il se fasse trop d’illusions sur nous. Il m’a expliqué qu’il n’était pas revenu au bar pendant plusieurs jours à cause d’elle qui soupçonnait quelque chose. Mais son désir de me revoir avait été plus fort que tout. Il lui avait menti, prétextant qu’il voulait boire un verre avec ses copains pour me retrouver. A l’aube, il m’a refait l’amour. Je me suis laissé faire car je savais que j’allais le quitter pour toujours.

Le vol était prévu pour dix heures. Il s’est allongé sur moi et j’ai senti encore une fois, son sexe s’infiltrer en moi devant doucement. Je n’ai pas résisté car c’était comme une caresse sur les lèvres de mon sexe. Cela a duré quelques minutes, très douces. Je me suis retirée au moment où il allait jouir en moi. On s’est rendormi quelques minutes jusqu’à ce que le réveil sonne. Quand j’ai ouvert les yeux, il n’était déjà plus là, parti précipitamment sans doute retrouver son épouse. Je me suis habillée rapidement car j’étais très en retard. J’ai heureusement trouvé un taxi assez facilement qui a roulé à toute allure jusqu’à l’aéroport. Au moment du décollage, j’ai regardé par le hublot, et j’ai eu l’impression de reconnaître sa silhouette dans une des rues que le petit avion a survolé avant de prendre de l’altitude.

Tu dors ?

Par Henry Valentine

 

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