Capitale mondiale du rock, Londres agit sur moi tel du miel sur une abeille… Je suis irrémédiablement attirée par elle ! Et je n’attends qu’une seule chose : la butiner ! « La jouisseuse » est une grande capitale de la communication, de la finance, et des sports (elle est la seule ville à avoir accueilli trois fois les Jeux Olympiques !). Mais c’est surtout par les arts que Londres se distingue internationalement. Ville musicale par excellence, elle a vu grandir les plus sexy des rockers, Jagger et Bowie en tête, ayant fait bander toute une génération. Si elle est évidemment punk, elle est aussi littéraire, et a inspiré de nombreux grands auteurs… Quand je viens ici, j’aime à m’imaginer marcher sur les pas de Charles Dickens ou de William Shakespeare. Ville poétique et érotique, elle a tous les atouts d’une capitale de l’amour ! Dans l’air circule une énergie électrique. Londres, me voilà !

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Arrivée de Paris par l’Eurostar, en un clin d’oeil, je débarque dans la cité anglaise, la rage de vivre au ventre ! Londres et ses pubs, ses frites au vinaigre, ses groupes de rock, sa bière, ses grands bus rouges, sa reine… De la gare de St Pancras, le métro est direct pour se rendre à Picadilly Circus. En quelques minutes à peine, me voilà au cœur du quartier fétiche à tous les fêtards, jeunes créateurs de mode, artistes… Devant moi la Shaftesbury Ave et ses nombreuses salles de théâtres qui accueillent les plus célèbres comédies musicales, de Michael Jackson à Matilda, en passant par Peter pan, il y en a pour tous les goûts. J’ai rendez-vous sur la place devant le Criterion Theatre, avec mon irrésistible « bad boy ». Pendant que j’écoute un jeune chanteur indien faire des reprises improbables de Bob Marley, je le vois arriver de loin, sa casquette légèrement inclinée sur les oreilles, son blouson en cuir et sa démarche de vainqueur. Je lui saute au cou en reprenant à tue-tête No woman no cry. Et nous marchons vers Soho, main dans la main. Partout l’odeur des grillades et de bouillons vietnamiens envahit la rue. Les londoniens sont les rois de la street food ! Absolument tous les pays se retrouvent dans leur assiette : Vietnam, Italie, Chine, France, Belgique, Mexique, Japon… Je suis complètement étourdie par toutes ses senteurs. Cela me donne une faim de loup ! Nous passons devant la St James Tavern et l’appel du fish’n’chips est tout simplement irrésistible ! C’est le plat traditionnel par excellence. Tout se joue dans la qualité du poisson bien entendu, mais aussi dans le croquant, la fraîcheur des frites, et la célèbre sauce qui accompagne le tout ! A l’instant où la serveuse nous apporte nos plats, nous ne parlons plus de plusieurs minutes, enivrés par le vinaigre, le citron et la béarnaise. Les mains dans la bouche et les yeux dans les yeux, la tension monte…

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Si vous êtes plutôt cuisine indienne, je vous conseille The Delhi Brasserie, ils font des plats végétariens exceptionnels (mon favori étant les aubergines à la coco).

Et dans le genre incontournable, vous avez aussi le Chacha Moon pour ses nooodle soups chinoises à tomber par terre… le restaurant se loge au fond d’une allée sans issue, et sur de grand bancs en bois à l’éclairage tamisé (et sans musique chinoise dans le fond, tout est dans l’assiette !), je vous conseille la Szechuan chiken Noodle (mais attention aux petits piments !).

St James Tavern : 45 Great Windmill St, London

The Dehli Brasserie : 44, fith Street, Soho London

Cha Cha Moon : Kingly Court, 15-21 Ganton St, London

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Repus et heureux, nous continuons dans les rues animées de Soho. Les cafés dans les pubs anglais ont la réputation de ne pas être très bons, aussi nous sommes à l’affût d’un expresso digne de ce nom. Au détour de la 44th Street, nous tombons nez à nez avec le Ronnie Scott’s. Célèbre club de jazz, les affiches annoncent les légendes du monde entier, à venir, entre ses murs. Si vous êtes féru.e de jazz et de blues, c’est l’endroit qu’il vous faut ! Et juste en face se trouve le Bar Italia Soho : l’Italie en plein cœur de Londres. Tenu par de véritables napolitains, on se croirait soudainement sur la côte Amalfitaine. A l’intérieur les murs sont décorés du célèbre wall of fame à l’italienne comprenant De Niro, Al Pacino e tutti quanti… Des drapeaux à l’effigie du pays, sans oublier le poster de l’équipe de foot nationale d’Italie de 82. La télévision est branchée sur la Rai et ils servent des pasta, cotteletta, canoli à des clients de tous horizons… Bref, toute la panoplie ritale est là. Nous dégustons notre « petit noir » sur le trottoir, en plein soleil. Caféinés et excités, nous nous pelotons sous la table…

Si vous êtes en mode sophistiqué.e, choisissez de boire votre digestif au Café Royal de Londres, je vous conseille particulièrement The Oscar Wilde Bar. L’élégance des lieux ne vous laissera pas indifférent.e… Vous pouvez même y booker votre chambre pour la nuit, si vos deniers vous le permettent.

Ronnie Scott’s : 47 Frith St, London

Bar Italia Soho : 22 Frith St, London

Café Royal de Londres : 68 Regent St, London

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Au carrefour de Brewer Street et Rupert Street, nous découvrons émerveillés le Soho Original Bookshop. C’est le genre d’endroit dans lesquels je peux passer des heures à feuilleter la fantastique collection de bouquins érotiques… L’originalité de ce lieu vient du fait qu’ils ont une licence pour vendre des sextoys, aussi la cave vaut le détour… Quand nous quittons le bookshop, une bande de jeunes londoniennes s’achètent du poppers, en comparant attentivement les différentes saveurs… A nous les petites Anglaises ! En vue de notre soirée libertine, j’entraîne mon Brando faire du shopping au So High Soho sur Berwick Street (qui serait un peu l’équivalent du Marché St Pierre à Paris). Entre froufrous et accessoires en tous genres, je jette mon dévolu sur un pantalon en velours année 70 avec de larges laçages de chaque côté de mes cuisses. Sexy à souhait ! J’offre à mon homme une coiffe d’indien, haute et imposante, dans les tons rouge et or. La nuit promet d’être redoutable… Prise dans ma lancée, je me laisse aller à mon pécher mignon : la lingerie! Impossible de passer à côté de la boutique anglaise par excellence : Agent Provocateur. Pionnière du « fétishchic », la marque affiche son goût pour la provocation et le glamour. Je parcours du regard les ensembles tous aussi luxueux les uns que les autres, et je craque pour une guêpière rose fuchsia (le genre de pièce très discrète, comme à mon habitude !). Pendant que je dépense mes pounds en corset, mon cavalier est allé se faire aiguiser la barbe. Il faut dire qu’ici les barbiers sont presque aussi nombreux que les boulangeries à Paris ! Il semble que tous les hommes de la ville se donnent rdv chez le figaro. C’est donc au Wacky Barbers, dans une petite rue très rock’n’roll, que mon tendre gorille se fait raser les pattes, sous le regard des passants. A l’heure du thé, je le retrouve. Lui rasé, moi moulée !

 

So high Soho : 7/9 Berwick St, London

Agent Provocateur : 6 Broadwick St, London

Wacky Barbers : 76 Long Ln, London

Soho Original Bookshop : 12 Brewer St, London

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Un taxi nous emmène à Hyde Park. L’air est frais, le parc est immense. Les yeux versés à l’horizon, nous flirtons royalement. Ma main sur son jean, la sienne sur mes seins, nous roulons dans l’herbe, le long de la rivière Serpentine

A l’heure de l’apéro, nous suivons les Anglais dans les pubs de Londres. Nous commençons notre parcours au Rah Rah Room. Au cœur de Soho, nous voilà immédiatement plongés dans une atmosphère glamour des plus incandescentes. Depuis la fermeture de Madame Jojo, c’est ici que les amoureux du cabaret viennent s’encanailler. La revue semblait fantastique et les artistes tous aussi talentueux les uns que les autres (mention spéciale à Miss Frisky !), jusqu’à ce que mon cavalier me capture pour m’emmener visiter les backstages… Je n’ai pas vu grand chose mais j’ai tout entendu ! C’était super !

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La nuit est tombée depuis un moment quand nous passons la porte de l’excellent pub The Hoop & Grapes. Fidèles à la tradition du pays, nous enfilons les bières. Le brouhaha des conversations monte à mesure que nous descendons nos pintes. Je suis particulièrement attirée par une des gourmandises inscrites sur l’ardoise : les « Nicholson’s dirty ships». Après une petite hésitation (est-ce vraiment aussi « dirty » que ça en a l’air ?), je les commande, en mode veggie – soit avec une garniture haricots rouges, ajoutée à une sauce au fromage sur le dessus. Comment vous dire ? Yes, it’s dirty… Tant que vous n’avez pas essayé, vous ne pouvez pas savoir… Cette chose en bouche est une pure folie ! Ce n’est pas du caviar certes, mais cela vous promet une baise extra-dimentionnelle ! A ce propos (pas de la baise, mais de la mode vegan !), les anglais sont largement devant nous en la matière ; les restaurants comme les pubs, proposent tous des plats végétariens variés et succulents. J’en suis amoureuse: Londres est la ville du futur !

Rah Rah Room : 215-217 Piccadilly, London

Hoop & Grapes : 80 Farringdon St, London

CUL38. LONDRES, 04/07/2012.- Fotografía cedida por Sellar de una vista general de la orilla sur del río Támesis a su paso por Londres, en la que despunta el pináculo del "Shard", el edificio más alto de Europa, con 87 pisos y 310 metros de altura, que se inaugurará mañana. EFE/ Sellar/SOLO USO EDITORIAL.

CUL38. LONDRES, 04/07/2012.- Fotografía cedida por Sellar de una vista general de la orilla sur del río Támesis a su paso por Londres, en la que despunta el pináculo del « Shard », el edificio más alto de Europa, con 87 pisos y 310 metros de altura, que se inaugurará mañana. EFE/ Sellar/SOLO USO EDITORIAL.

Après ces entre-faits, nous entrons dans le vif du sujet. Les douze coups de minuits vont bientôt sonner. Nous enfilons nos costumes de super-indien et d’héroïne des sixties, puis nous poursuivons notre épopée au BOUDOIR CLUB. Le lieu est très prisé, et très caché aussi. C’est pourquoi je ne suis pas peu fière d’avoir réussi à dégotter deux entrées ! Pour faire partie des heureux élus, il est impératif de s’enregistrer via le site du Boudoir. L’adresse exacte n’est communiquée qu’à validation de l’inscription (pensez à prévoir une photo, et n’oubliez pas d’apporter votre carte d’identité lors de la soirée). C’est Veronika, la responsable du club, qui m’accueille. C’est une magnifique femme de l’Est, presque nue, aussi grande que blonde, qui parle un anglais parfait et dont la classe évoque les déesses soviétiques d’antan. Notre nuit initiatique commence maintenant. Elle me prévient tout de suite d’une des particularités du club : pour contourner la loi très restrictive en UK (car si il y a vente d’alcool, il y a vidéo surveillance obligatoire, et s’il y a vidéo… Il n’y a pas de libertinage !), l’alcool n’est pas en vente, chacun apporte sa boisson et des frigos sont à disposition pour tous. Comme je n’ai rien à me mettre sous la langue, elle m’offre un délicieux vin rouge de sa cave personnelle, dont nous nous délectons confortablement installés dans des fauteuils Chesterfield. Nous avançons de salons en salons, en passant par un grand espace tantrique, une salle des supplices toute de rouge éclairée, un glory hole parfaitement pensé et mis en lumière, ainsi qu’un coin ultra-connecté avec sextoys dernier cri à disposition. Mais la pièce qui éveille tous mes sens est « le bureau » ! Veronika et son mari ont imaginé une officine très british sur les murs desquels s’affichent fièrement les diplômes des maîtres et des maîtresses aux lois rigides : « The school of corrections », « The institute of disciplinary studies »… L’ambiance très studieuse du secrétariat titille ma curiosité lubrique. Au milieu de la pièce trône un sobre bureau fait de bois exotique. Je ne peux m’empêcher d’en expérimenter la texture… Avant de partir, Veronika me propose de visiter le secret le mieux gardé des lieux : le coffre fort. En effet, me dit-elle, le Boudoir Club fût jadis une banque ! Ce qui explique les portes d’acier, lourdes et épaisses d’une bonne cinquantaine de centimètres. Là j’aperçois les barreaux, et la sueur qui perle sur les corps dénudés. Un homme prend sa compagne tel un tigre, il la chevauche sauvagement en lui tirant les cheveux en arrière. Des couples autours se régalent du spectacle, et certains commencent à se caresser mutuellement. Une jeune indienne aux formes hallucinantes m’est présentée par Veronika en me disant : « Prenez soin d’elle, c’est sa première fois ». Je l’emmène dans la salle à orgie où une partouze bien avancée se dévoile à nos yeux. Il n’a fallut qu’un instant pour que deux jeunes éphèbes se détachent du groupe et viennent me voler ma protégée, avec tact et douceur. La jeune déesse me fait un dernier adieu avant de disparaître sous la mer des corps. Mon chef sioux, qui n’a pas quitté sa coiffe de la soirée, me fait l’amour sous les yeux satisfaits de quatre gentlemen en costumes de tweed…

LE BOUDOIR : www.leboudoir.club

 Le boudoir

Au petit matin, notre carrosse anglais nous dépose au NH London Kensington, à deux pas de Earls Court station. Dans le jardin de l’hôtel, nous buvons une dernière lichée de vin dans la rosée du jour nouveau. Nous réveillons l’étage une dernière fois, de nos cris extatiques…

 NH London Kensington : 202-220 Cromwell Rd

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