Par Pierre Des Esseintes,

Une étude présentée au mois de mai dernier, lors du 112e Congrès annuel de l’Association américaine d’urologie, à Boston, a révélé des informations surprenantes.

Une équipe de scientifiques, dirigée par le Dr Matthew Christman, urologue au Naval Medical Center de San Diego, a mené deux études en parallèle : l’une sur des femmes âgées de 20 à 40 ans, et l’autre sur 300 hommes de la même catégorie d’âge. Tous les sujets ou presque étaient mariés et hétérosexuels. L’étude sur les femmes a confirmé que celles-ci n’étaient pas de grandes adeptes du porno : environ 40 % des femmes ont avoué en consommer, dont un quart à une fréquence inférieure à une fois par semaine.

Chez les hommes, Les trois quarts ont indiqué regarder du porno au moins une fois par semaine et environ 20 % trois à quatre fois par semaine. Certains résultats, plus préoccupants, ont révélé des pratiques que l’on croyait réservées à une minorité de geeks ou de no-life japonais mal à l’aise avec la gent féminine. : 3,4 % des hommes interrogés avouent préférer une masturbation solitaire devant une vidéo porno à un rapport sexuel avec une partenaire ! Même si le pourcentage est faible, il est tout de même surprenant, quand on sait que la population interrogée est âgée de 20 à 40 ans. Autre donnée importante : ces hommes regardent du porno au moins une fois par semaine (et au moins trois fois par semaine pour 40 % d’entre eux).

Parmi ces consommateurs de X, une grande partie d’entre eux se plaignent de troubles de l’érection lors de leurs rapports sexuels. Étonnant, pour une population si jeune. Selon le docteur Matthew Christman, « il fallait donc chercher ce qui pouvait expliquer l’augmentation [des dysfonctions érectiles] observée depuis quelques années dans ce groupe. Nous pensons que la pornographie peut être l’explication ».

Une étude menée en 2015 au sein d’un groupe d’étudiants avait déjà montré que les non-consommateurs de porno ne souffraient pas de problèmes de libido. Mais le risque de rencontrer des troubles du désir passait à 6 % pour ceux qui en consommaient moins d’une fois par semaine, et à 16 % pour ceux qui en regardaient plus d’une fois par semaine. On peut expliquer ces chiffres de la façon suivante : les gros consommateurs de X ont tendance à rechercher des stimulations toujours plus intenses. Autrement dit, plus on regarde de porno, plus on cherche à se stimuler par des images toujours plus crues, et parfois extrêmes.

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