L’Allemagne a adopté le 15 août dernier une proposition de loi permettant une troisième possibilité de genre sur son état civil.

En effet, d’ici la fin de l’année, on pourra désormais être « homme », « femme », ou « divers. » Moins d’un an après l’autorisation du mariage pour tous dans le pays, cette décision est un grand pas en avant bien qu’elle doive encore être approuvée par le Parlement.

L’état civil sera également réversible. Pour comprendre cette décision, très rapide, il faut remonter à la source : un citoyen allemand intersexué a saisi le tribunal de Karlsruhe l’an dernier car il a été identifié comme « masculin » alors que son analyse chromosomique prouvait le contraire. Souhaitant palier à cette discrimination, il a mis en lumière le problème que posait son état civil.

A savoir : l’Allemagne autorisait déjà depuis 2013 que les parents ne déterminent pas le sexe de leur enfant à la naissance pour leur laisser le soin de décider par eux-mêmes. 

Et dans le reste du monde, comment ça se passe ?

Il est possible, après examen médical, d’obtenir le statut de « genre neutre » en Australie.

En Inde, en plus de la mention d’un troisième sexe, il existe ont une mention spéciale sur les passeports pour les eunuques.

Les personnes intersexuées, transsexuelles et transgenres bénéficient de cet état civil en Thaïlande, au Népal, et en Malaisie.

En Suisse, les personnes intersexuées doivent être identifiées comme homme ou femme à la naissance mais peuvent changer d’état civil quand elles le souhaitent. Le corps médical proscrit également toute opération sur les appareils génitaux qui serait irréversible avant que l’interessé.e ne le choisisse de son plein gré.

Au Pakistan, un troisième genre a été adopté cette année. Les discriminations sont également interdites.

Aux Pays-Bas, un citoyen intersexué a obtenu le droit de ne pas se reconnaître comme étant un homme sur son acte de naissance.

L’état Français autorise les parents d’enfants intersexués de ne pas choisir le genre de leur enfant jusqu’à ses deux ans. En 2015, une personne avait obtenu une décision favorable suite à sa demande d’obtention de genre neutre, avant d’être invalidée par la Cour d’Appel d’Orléans en 2016 puis de Cassation en 2017. L’affaire est actuellement portée devant la Cour Européenne des Droits de l’Homme.

Les mesures prises concernent majoritairement les personne intersexuées. Mais peut-être que cette décision prise par l’Allemagne encouragera les autres pays de l’U.E. à changer de position vis-à-vis du troisième sexe ?

 

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