La chanteuse pop rock puissante et charnelle Julia Palombe partage avec nous ses expériences de la nuit et de la vie. Cette fois-ci, elle se met à nu pour une immersion totale au Cap d’Agde.

(Lire la 2ème partie)

12h : J’enjambe mon plus fidèle destrier, et prends la route vers ce pays fantasmatique où se regroupent chaque été les amoureux de la baise : les libertins. 

© Serge Leonardi

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12h08 : Je suis à deux heures et vingt-quatre minutes du point G.

Les ondes de Radio Classique raisonnent dans mon carrosse, tandis que défilent les paysages de la Camargue. L’air est chaud, et rien ne semble indiquer que la température va baisser. 

14H46 : Arrivée devant les portes du purgatoire, je me rassasie d’une douzaine d’huîtres à l’ombre du vieux Cap. Installée sur la terrasse du restaurant Au bout du quai, je suis servie par une jeune serveuse à la voix rocailleuse. Conséquence logique d’une nuit dédiée au diable ? Le déjeuner s’avère exquis. 

© Serge Leonardi

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16H02 : J’enfile mon armure Maison Close et me dirige vers l’entrée du village. Là m’attend celui qui va me faire passer de l’autre côté du vortex, mon contact Sami. J’entre et me demande s’il y a un signal qui va retentir, ou si les clochent vont soudain résonner pour annoncer le début des festivités ? 

©Serge Leonardi

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16h12 : A la piscine du Kamasutra, me voilà (déjà) nue comme un ver !

L’uniforme local, c’est le naturisme intégral. Fondue dans la masse, j’observe le corps des autres. Un couple vient à moi : «  La 1ère fois, pendant 30 minutes, on arrêtait pas de regarder les sexes ! Mais on oublie très vite les différences, les tailles. Ici la norme, c’est la liberté ». Le ton est donné.  

© Serge Leonardi

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16H22 : Delphine B. déballe son matériel au bord de la piscine. Son truc c’est le « Fast Painting ».

© Serge Leonardi

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En quelques minutes seulement elle capte les émotions du bout de son pinceau. C’est la première fois qu’elle exerce son art dans le plus simple appareil. Elle ne se sent pas gênée : « Jeune j’étais habillée en bonhomme. La sensualité me paraissait dangereuse. Avec ma peinture je cherche à révéler l’énergie sexuelle qui jaillit de nos corps ». Le résultat est saisissant ! 

© Delphine B par Serge Leonardi

© Delphine B par Serge Leonardi

© Delphine B par Serge Leonardi

© Delphine B par Serge Leonardi

16H41 : Il est jeune, il est beau, bref c’est le piscine boy le plus cool que j’aie jamais rencontré. Pour Jo-Thaï, c’est simple :

«  Il n’y a pas d’équivalent. J’ai voyagé dans le monde entier, je n’ai vu aucun endroit comme celui-ci. » 

© Serge Leonardi

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17H06 : Avant de délaisser les eaux claires, on me présente un membre important de la communauté. Devant mon impatience, il me rappelle que « le code pénal s’applique dans le camp naturiste. Il y a des familles qui peuvent être présentes ».  

Autrement dit, pas de gang bang sur la terrasse. Il va falloir attendre la nuit pour assister au tant attendu déchaînement des âmes…

17H11 : Le triporteur de Netech me tend les bras. La fin de l’après-midi se fait sentir, les uns rentrent se préparer pour le soir, les autres commencent déjà à défiler dans leurs habits de lumières. Quelque chose me fait dire que les naturistes « purs » ne sont peut-être pas tout à fait à l’aise avec l’hyper-sexualisation ambiante. Un intéressé me confirme : « Les non-adeptes du libertinage ne reconnaissent pas l’univers dans lequel ils évoluent, ils ne veulent rien tolérer, la seule chose qu’ils comprennent c’est que sur les deux mois d’été, ils arrivent à louer leur studio dans les 10 000 euros ». Ambiance… 

C’est par là pour la suite des aventures, le Cap part#2

©Serge Leonardi

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