Voilà plusieurs années que j’entends parler de l’île du Levant. Des dires multiples, pas toujours concordants, mais qui ont su éveiller chez moi un vif intérêt. L’été dernier, j’ai enfin décidé de m’y rendre pour me faire ma propre idée. Féru de naturisme et d’échangisme, je n’ai d’ailleurs pas manqué de me rendre au Cap d’Agde certains étés, où j’ai pu goûter abondamment l’un et l’autre, mais l’île du Levant semble abriter un petit « truc en plus » que je veux absolument découvrir.

Le trajet est une véritable petite épopée. Depuis Gare de Lyon, j’affronte les quatre heures de train jusqu’à Toulon, puis une heure et quart de bus jusqu’au Lavandou. Je traverse cette petite ville balnéaire de peu de charme pour me rendre sur son port. Je monte à bord d’un bateau quasiment plein d’autres vacanciers de tous âges. La traversée est courte, je ne vois pas le temps passer, les yeux éblouis par les reflets du ciel sur l’eau turquoise. Très vite, nous voilà entrant dans le port du Levant. Depuis le pont, je suis saisi directement par la transparence de l’eau et j’aperçois déjà des gens nus se prélassant sur les dalles de pierre et de ciment qui jouxtent les deux côtés du port. L’ambiance est douce, celle d’un petit village portuaire, baignée dans un chant de cigales omniprésent.

 » Je suis saisi directement par la transparence de l’eau et j’aperçois déjà des gens nus se prélassant sur les dalles de pierre et de ciment qui jouxtent les deux côtés du port. L’ambiance est douce, celle d’un petit village portuaire, baignée dans un chant de cigales omniprésent. »

Je suis peu chargé, alors j’entreprends de gravir la route jusqu’au village. Un gros quart d’heure de montée à pic, dans ce qu’on me dit être l’Aygade et durant laquelle j’ai l’impression d’être partout sauf en France, sur une île tropicale peut-être, vu la flore que je découvre tout au long de la montée. J’arrive en sueur et essoufflé sur la place du Village.
J’ai pris soin de réserver une chambre dans un des deux hôtels libertins de l’île : La Brise Marine . Il vient d’être repris, m’a-t-on dit. Je ne tarde pas à rencontrer Cédric, le nouveau patron. Il m’accueille chaleureusement et simplement et me fait visiter le site. Le lieu est tel qu’on me l’avait décrit : très simple, un peu « dans son jus », façon maison méditerranéenne. Une belle terrasse avec une piscine, et une cour intérieure avec une fontaine. En passant dans le bâtiment, je découvre avec amusement que l’un des murs donne directement sur l’intérieur de la piscine comme en écorché. Je me vois déjà en train de mater tout mon soûl à la moindre occasion. J’adore l’idée. Je m’installe tranquillement dans ma chambre et je me fous enfin à poil. J’ai repéré des transats sur la terrasse qui seront idéaux pour une sieste pour me remettre de ce périple. Je suis tellement enthousiaste que je n’arrive pas à m’endormir et mon regard est pour les autres clients de l’hôtel tout autour de la piscine.

« Je m’installe tranquillement dans ma chambre et je me fous enfin à poil. »

Je ne tarde d’ailleurs pas à être accosté par un couple de trentenaires. Ils sont tous les deux superbes et souriants. On parle de l’île, ils me disent que le lendemain, il y aura une soirée sur le port intitulée « La nuit des étoiles filantes ». Des perfs, des concerts, des DJ sets et l’observation des étoiles au télescope. Je me réjouis d’avance et je demande ce qu’il y a de prévu ce soir.

Estelle me répond en me branlant doucement qu’il y a une soirée au Rocher du secret , l’autre hôtel libertin de l’île. Je bande déjà en plein soleil et Estelle me fait jouir avec sa bouche sous les yeux de Marc, son mec, qui manifestement surkiffe ce qu’il voit. Elle demande à son mec de se finir dans sa chatte qu’elle n’a pas manqué de branler en même temps que ma queue. Ils jouissent ensemble, elle finit allongée sur moi. On rit tous les trois…

Comme j’ai entendu déjà deux ou trois fois : “ On n’est pas au Cap d’Agde ici ”.

La soirée au Rocher du Secret est bien cool, bien chaude, dans un cadre incroyable. Sa terrasse donne l’impression d’être juste au-dessus de la mer. L’hôtel est bien plus luxueux que la Brise Marine, mais pas guindé pour autant. Marc et Estelle ont rejoint d’autres couples et je trouve d’autres partenaires de jeux, eux aussi très enthousiastes.

Le lendemain, je visite l’île, sa réserve naturelle… Le pied total de marcher à poil dans la forêt, je ne croise personne. J’ai un peu en tête de croiser encore un couple ou une fille seule pour continuer sur ma lancée, mais je garde à l’esprit ce qu’Estelle m’a dit :« Ici, on baise dans les hôtels ou dans les soirées privées ». Pas aux yeux des autres. Il y a des familles et ça ne passerait pas du tout du tout auprès des naturistes pur jus. Comme j’ai entendu déjà deux ou trois fois : « On n’est pas au Cap d’Agde ici ». Je trouve une petite crique de rochers et je me baigne avec mon masque. L’eau est transparente, pleine de poissons, j’ai l’impression de revivre. Le soir, c’est le pied total pour « La nuit des étoiles filantes », on dirait que toute la population de l’île est sur le port pour danser, voir les perfs et les concerts, il y a beaucoup de d’homos, des familles, des saisonniers de tous âges et tout ce monde-là fait la fête ensemble dans la douceur du soir tombant. La musique est excellente, j’ai l’impression d’être au Paradis. On finit la soirée dans la seule boîte de nuit de l’île : L’Helios Club où je rencontre encore un autre couple (oui, c’est mon dada, et j’y reviens) chez qui je finis la nuit. Ma semaine passe en un clin d’œil et j’aurai mille autres choses à raconter sur l’île et les soirées que j’ai pu y faire, les gens que j’y ai rencontrés. Le cœur serré le jour du départ, je sais déjà où je serai au mois d’août prochain.

 

Texte : Fred NACERY

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