Raffiné, décontracté et cosy, le Mask est le club idéal pour les couples désireux de mettre un pied voir plus dans le libertinage. Cette enseigne se veut un bar permissif où tout est fait pour mettre les tourtereaux le plus à l’aise possible, loin de toute pression.

Reportage Isilda Romana

Dans une petite rue derrière la Bourse, ça ne s’invente pas, une devanture noire, je sonne. C’est Cyril, jeune gars plein d’énergie qui m’ouvre, habillé d’une chemise blanche, nœud pap, bretelles et masque bien sûr. L’accueil est chaleureux, pas guindé. « Isilda, nickel ta jupe noire et ton top rouge. » Le dress code est celui d’une enseigne libertine classique : jupe ou robe pour les dames, chemise sur pantalon élégant pour les messieurs « le jean est possible mais il faut que ce soit classe » me précise Cyril. « Par contre, tu aurais du être accompagnée ! » « Monsieur s’est dégonflé, désolée ! » Exceptionnellement, parce que je suis une veinarde de journaliste de Wyylde, j’ai droit à une fleur car au Mask comme en politique, règne la loi sur la parité sauf qu’ici, elle est strictement appliquée : seul les couples peuvent y accéder et ce, tous les soirs. Donc les gars, inutile de singer un couple gay pour tenter de rentrer… Et deux femmes ensemble? « On refuse également ».  Un homme et deux femmes ? « Bon, si vraiment on connaît bien les gens, on peut faire une exception. Mais c’est rare. Nous tenons à ce que les couples jouent le jeu.»

Cyril me propose un joli masque, ça fait partie du concept pour aider les clients à se désinhiber. Dans l’anonymat, c’est plus facile de se jeter à l’eau.  

La première salle qui s’offre à moi, donne sur un grand bar, avec beaucoup de choix : pas moins de 7 marques de champagnes dont les prestigieuses Dom Pérignon et Cristal Roederer mais aussi une bonne gamme de vodka et de whisky et puis surtout une vingtaine de cocktails à la carte. Parmi les créations « maison » : Coconut (Rhum, Malibu orange et ananas) et le Straw Lady (vodka, cranberry, pamplemousse et sirop de framboise). Ils ont été concoctés par Amine, un autre fringuant employé, également en chemise blanche, bretelle et noeud pap, décidemment l’uniforme décontracté du personnel. S’il y a autant de choix « c’est que nous sommes plus dans un bar permissif que dans un club libertin. »  m’éclaire Jean-Marc, le patron. « Les gens viennent pour prendre un verre, s’amuser, danser et plus si affinité. »

J’opte pour un mojito particulièrement bien réussi. Je m’installe dans un immense fauteuil doré. La musique électro disco, (Work, Don’t Work de Syndromes) n’est pas trop forte, ce qui permet d’engager facilement la conversation. En face, dans un petit salon confortable, est assis un jeune couple, la trentaine, un grand gars souriant accompagné d’une brune piquante aux formes appétissantes qui me confie : « c’est un endroit stratégique (rires), ça permet d’observer de loin les couples qui arrivent et se dirigent ensuite dans les coins câlin. S’ils nous plaisent, on les suit ! C’est notre petit jeu ! »  s’esclaffe-t-elle tout en précisant : « Ca fait 10 ans que nous sommes ensemble, tout va bien mais nous avons besoin de nous renouveler. C’est le seul club que nous avons essayé pour l’instant, et c’est la 3ème fois que nous venons. Sylvain et moi, nous apprécions le côté rassurant du Mask. » Le conjoint acquiesce et ajoute : « Ici, il n’y a pas de pression, c’est fondamental, surtout pour ma femme. »

Comme m’explique le patron, Jean-Marc : «  La jeune génération s’encanaille d’abord et  fait des enfants après, contrairement à leurs aînés. Avec le porno sur internet, elle est beaucoup plus ouverte d’esprit, les jeunes couples rougissent moins à l’idée de venir dans les clubs. Mais ils sont plus dans une quête hédoniste, un cheminement que dans un but précis à atteindre. »

Crédit @Clovis

Un point fort : il est possible d’emporter son cocktails partout dans le club y compris dans les alcôves. Alors mon mojito et moi, nous pénétrons dans la grande pièce tamisée,  qui comprend de chaque côté, des alcôves avec de grandes banquettes bien confortables où l’on peut s’allonger, se blottir l’un contre l’autre. Entre chacune, des caches en bois en forme de femme sexy. Des cercles évidés permettent de passer d’une banquette à l’autre mais aussi tout simplement de mater une bonne partie de ce qui se passe ailleurs. L’action se déroule surtout au fond, là où les matelas de sky noir sont les plus vastes. Une femme fait un cunni à une autre allongée sur le dos. Cette dernière s’occupe d’un homme. Est-ce le sien ou celui de sa bienfaitrice ? Je ne le saurai pas. Un second gars caresse cette dernière. Le compte est bon. La scène crée une émulation. A deux banquettes de là, un quadra brun s’apprête à honorer sa belle. Pour mater tout ça de près sans être vu, il existe une petite pièce cachée non loin de la douche. Un mirador ultra discret avec vitre sans teint pour une vue panora nique !  

Crédit @Clovis

Retour au bar où je tombe sur un couple de quinquagénaire très en forme. Monsieur est bronzé malgré l’hiver. Madame, une blonde à forte poitrine parle cash: «  nous ne sommes pas là pour jouer au scrabble. Ce qui nous intéresse, c’est de participer. Parfois, nous donnons rendez-vous ici à des couples repérés sur les sites de rencontre » Le patron Jean-Marc me fait remarquer que «  même si nous attirons les jeunes, 30% de notre clientèle se composent de libertins confirmés. » Ce qui voudrait dire qu’il y aurait quand même de grosses orgies ici ?

La suite des aventures dans Wyylde le mag !

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