La sextape est entrée dans les mœurs, et vous avez probablement essayé au moins une fois… Elle occupe d’abord, via les stars, les unes des médias… D’abord « people », depuis les années 2000 où les sextapes de Pamela Anderson, Paris Hilton ou Tonya Harding ont défrayé la chronique. Mais les médias institutionnels en parlent aussi, avec des affaires judiciaires comme le récent scandale Valbuena. Et à l’époque du numérique où chaque instant peut être immortalisé par Monsieur ou Madame ToutLeMonde, quoi de plus naturel que de filmer ses ébats ?

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Réaliser sa sextape est de plus en plus courant, et comme pour les selfies ou les photos de nos repas (aka #Pornfood), on trouve une multitude de conseils. Toutefois, personne ne parle de ce qu’on peut faire avec, après (à part dans les affaires les plus scabreuses : du chantage). Si on n’a pas trop de mal à jouir du moment pendant le tournage, on est souvent embarrassé de savoir quoi en faire après.

Suéder votre porno préféré, soigner un cadre fixe sur pied, ou au contraire adopter le POV avec un simple smartphone… Les guides abondent, pour tous les styles et fantasmes. Même les magazines féminins y vont de leurs dossiers, avec moult conseils de prudence – ne jamais mettre en ligne, conserver sur carte externe et jamais sur ordinateur ou téléphone, voire détruire immédiatement les fichiers… Il est évidemment d’usage que la dame garde les images – pour des raisons évidentes de dommage potentiel en cas de divulgation. (Mais pas de sexisme : en cas de célébrité de la partie masculine, cette règle est caduque et la même logique s’applique).

Au delà du problème de matériel compromettant, rares sont ceux qui ressortent ces vidéos de leurs archives. Certains témoignent revoir les bandes dans des moments de solitude à des fins masturbatoires (ou même nostalgiques), mais la plupart ne les revisionnent jamais. En effet, se revoir en action sur écran ne provoque généralement pas du tout la même excitation que le feu de l’action. Au contraire, le visionnage provoque plutôt un sentiment de gêne ou de malaise, et un regard critique extrêmement nuisible à la libido.

Pas d’inquiétude : c’est un phénomène absolument naturel. On est toujours surpris de s’observer du dehors – la plupart des gens n’aiment pas entendre leur voix sur répondeur ou se voir en photo/vidéo. Y compris les acteurs.

En ce qui concerne les images pornographiques, le décalage et le jugement critique sont encore plus violents. On traque la cellulite, l’érection défaillante, le poil disgracieux, la moue ridicule… Contrairement à ce qu’on pense, cela ne vient pas de la pauvreté des productions maison. Même les plus grandes pornostars avouent n’être pas du tout excitées par leurs propres scènes pornos, fussent-elles réalisées par des les plus grands magiciens du cinéma X – et donc avec des hordes de maquilleurs coiffeurs chef op cadreurs et monteurs plus efficaces que n’importe quel photoshop, et supposés garantir un zéro défaut.

Le problème ne vient ici pas des images, mais du regard. Le meilleur moyen de déconnecter votre surmoi, cet œil critique et plein de jugements, est de visionner ces images dans un état d’excitation… Et le meilleur moyen d’être excité par une situation, c’est d’être avec quelqu’un qui est excité par la situation. C’est pourquoi, parmi les rares personnes qui visionnent leurs sextapes avec un vrai plaisir, on compte surtout des couples… Regardez-la avec votre partenaire, pour revivre les moments partagés… C’est la solution la plus évidente, et idéale pour débutants. Vous pouvez aussi jouer à rejouer la scène, voire vous filmer devant l’écran en train de rejouer la scène pour une mise en abyme vertigineuse.

Regardez vos anciennes sextapes (celles de vos ex) avec votre partenaire, si par chance, vous êtes adeptes du candaulisme… Délectez vous de son excitation de vous voir posséder ou être possédée par d’autres corps, ou jouissez des tisons de la jalousie qui enflamme votre bas ventre… Vos sextapes du passé peuvent aussi être de délicieuses prémices à vos futures soirées échangistes ou libertines, si vous n’avez pas encore osé.

Regardez-la avec des invités très spéciaux, lors de vos soirées coquines… Vos performances sexuelles réchaufferont n’importe quel dîner, en fond d’ambiance, ou permettront de briser laglace en troublant toute l’assistance. Vous ne serez pas excité de vous voir sur grand écran, mais vous le serez à coup sûr que d’autres vous voient ainsi, offerts et impudiques.

Et pourquoi ne pas organiser une soirée très spéciale où chaque invité partagerait sa sextape préférée ? Un concours peut-être, où l’heureux gagnant pourrait réaliser la sextape de son fantasme… Qu’il aura sûrement très envie de visionner.

montage sextape (2)

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