Gente damoiselle, allons piétonner prestement, je vous créant que sans vergogne nous irions à la brune pour se donner quelque déduit !*

Vous n’avez rien compris ? Ça tombe bien nous non plus. Si vous êtes coquins et passionnés d’histoire, nous avons une exposition pour vous.

La Tour Jean Sans Peur (Paris) vous propose l’exposition « L’Amour au Moyen-Âge » jusqu’à la rentrée.

Voici leur présentation de l’exposition :

À partir des modèles antiques, religieux voire même animaliers, l’homme médiéval a créé un univers amoureux dans lequel s’insinuent symboles et métaphores. Les roses du plaisir font rougir les joues des dames comme la mise en perce du tonneau suggère l’acte sexuel. À la du Moyen Âge, si la nécessité de l’acte sexuel est encouragée après les pestes et les famines, son évocation dans les livres sacrés est interdite et toute possibilité trop allusive à la sensualité des corps est retirée. Se multiplient alors dans les églises et les cathédrales les images de l’enfer associées au péché de luxure, alors qu’au même moment prospèrent les arts d’aimer, best-sellers de l’époque médiévale.

On en frissonne déjà ! Mais concrètement, quels thèmes seront abordés ? 👀

L’Eglise, omniprésente :

A l’heure ou l’Eglise et l’Etat ne sont pas encore dissociés, le peuple agit et choisit selon les grâces du clergé. Le modèle religieux s’applique à tous les domaines, et en particulier celui de l’amour. Les clercs dictent la bonne conduite, jugent, marient. Concernant les couples il n’en existe qu’un schéma : un homme marié à une femme. On compare également les êtres humains à des animaux, par leurs parades et leurs accouplements.

Le vocabulaire médiéval :

Le très connu arbre à pénis.

Il y a autant de formules poétiques que d’actes sexuels à l’époque. Beaucoup d’expressions fleuries apparaissent, pour camoufler les ardeurs. Qu’elles soient empruntées du répertoire culinaire, de la chasse, de la guerre ou de la littérature, il en aura pour tous les goûts.

La séduction : 

Seule la vision idéale de la féminité est ouvertement décrite : complimenter un corps masculin serait perçu comme de l’homosexualité, impensable à l’époque. Plutôt que des qualités intellectuelles, les hommes épris faisaient l’éloge d’un physique idéal, de grâce et d’une beauté candide. Par différents biais (lettres, offrandes, chansons), ils clamaient haut et fort le corps de rêve de leur bien-aimée.

La sexualité : 

Saviez vous que le coït était interdit pendant les deux tiers de l’année par le calendrier religieux ?! On ne les envie pas, les chevaliers… Différentes traces de sexologie ont été retrouvées (manuels, encyclopédies, etc.) soit plein de preuves que le peuple médiéval était coquin ET curieux ! Par contre, pour ce qui est des sentiments, on était pas logés à la même enseigne : le mariage était établi pour créer des alliances fortes, il n’était que très peu question d’amour. Les médecins de l’époque qualifiaient même les sentiments amoureux de maladie !

Une femme se fait allègrement plaisir tandis que son mari dîne dans la pièce d’à-côté.

Et enfin, les pêchés et délits : 

Sont tout de même considérés comme immoraux : le rapt, le viol, et l’adultère. Evidemment, la société était dominée en très forte majorité par les hommes, ceux-ci jouissaient donc de beaucoup plus de droits que leurs épouses. L’Eglise fermait également les yeux sur les pratiques des clercs.

Pour les copains Parisiens qui n’ont pas l’occasion de voyager cet été (et ceux qui visitent notre belle capitale, d’ailleurs !) n’hésitez pas à aller enrichir votre culture coquine à la Tour Jean Sans Peur !

Exposition L’Amour au Moyen Âge 

du 5 mai au 2 septembre 2018

20 rue Etienne Marcel, 75002 Paris

Métro Etienne Marcel

*Meuf, viens on va s’balader, promis j’vais te faire crier toute la nuit !

(Nous ne garantissons pas l’exactitude de cette traduction)

(Ni son élégance)

 

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