Par Anna Polina,

   19h40
Le coeur léger, le sourire aux lèvres et le maquillage travaillée, je me dirige vers mon premier cours de pole dance. Je m’imagine déjà, jouant avec la barre, me lançant des regards aguicheurs dans le miroir, j’ai envie de me séduire. C’est à ce moment là, qu’arrive l’adorable Maëlle, j’ai eu la chance de croiser son chemin il y a quelques années et nous sommes restés « virtuellement » en contact. Via instagram j’ai vue cette jeune femme s’épanouir en se passionnant pour la pole dance, ce qui m’a amené à la contacter pour qu’elle me fasse découvrir son univers. Je fais la maligne lorsque j’écris ces mots mais ils n’en fut rien en réalité : excitée, je tape la bise à Maëlle en lui exprimant mon enthousiasme, je la bombarde de questions et en quinze secondes chrono je commets la première erreur de débutante : on ne dit pas « le » pole dance mais « la » pole dance. J’enregistre, assumant totalement mon statut d’amatrice !
Nous pénétrons dans le studio Françoise, le lieu de culte parisien de la pole dance. J’en ai tellement entendu parler que je suis impressionnée de me retrouver enfin dans cet endroit. Le parcours incroyable de sa directrice Doris Arnold est à la hauteur de ce lieu unique que je découvre. L’atmosphère qui y règne est apaisante, on me propose gentiment une serviette ainsi qu’une bouteille d’eau et un tote bag : je crois que je commence à tomber amoureuse du studio Françoise (oui je suis un cœur d’artichaut). Ce n’est pas une simple école, elle est habitée par quelque chose d’inexplicable, une véritable énergie positive y règne. Aux murs, sont élégamment accrochées de sublimes photos des professeurs. Pour l’exposition éphémère « Impertinence » de J. Brown. Les profs qui deviennent modèles semblent jouer avec les codes de la séduction, elles sont sexy, langoureuses mais fortes. L’image de la femme est valorisante, extrêmement puissante : c’est un délice pour les yeux.

En parallèle je découvre une autre exposition surprenante : « Dolls Of Rings » de la plasticienne Ally Of Rings qui fréquente le milieu BDSM depuis ses 18 ans. Elle confie qu’enfant, elle faisait déjà subir de nombreux sévices à ses poupées. Je trouve cette démarche originale, riche et non dénuée d’humour. Je suis conquise, avec une mention spéciale pour le Ken BDSM ! Au sujet de cette approche, la directrice de l’école Doris Arnold dit : « J’aime l’idée de voir Barbie malmenée et parfois humiliée dans certaines situations avec sa “perfection” inaccessible, ce corps qui a fait complexer plus d’une jeune femme, son univers de paillette… Je trouve génial de lui attribuer un dark side… »

Je continue la visite des lieux et Maëlle me montre la caverne d’Ali Baba : une partie de la collection de chaussures de Doris Arnold, je craque complètement et m’éloigne vite de cette pièce qui me fait bien plus saliver qu’une boutique Louboutin… J’adore les chaussures de pole, elles sont confortables, flashys, elles rendent les jambes interminables sans trop abimer les pieds, elles sont « too much » et assumées : juste parfaites.

20h00
Il est bientôt l’heure de se préparer, on se dirige vers les vestiaires et sur le chemin, j’aperçois une mini boutique qui propose une multiplicité d’accessoires et de tenues pour la pole, une charmante petite cuisine, un salon aménagé, une bibliothèque regroupant un large choix de divers livres et albums traitant de l’art et de l’érotisme. Un petit groupe d’élèves discute, je vais me présenter, ils sont tellement accueillants… Le lieu est propice à la détente, au bien-être, un Spa semblerait stressant en comparaison !
J’enfile ma brassière et mon shorty, je savais bien qu’ils finiraient par me servir un jour, je crie victoire et me dirige vers les miroirs pour faire ce fameux selfie inévitable : moue boudeuse, poitrine en avant, duckface, on se croit toujours irrésistible même en ayant l’air ridicule mais ça reste ma marque de fabrique, il ne faut jamais se prendre au sérieux.

La suite de l’initiation d’Anna Polina à la Pole Dance au Studio Françoise est à lire dans Wyylde : le Mag actuellement kiosque. Pour le trouver près de chez vous c’est par ici et vous abonner c’est par . Pour les abonnés Wyylde.com, le magazine est téléchargeable gratuitement !

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