Les innovations en terme de santé sexuelle sont extrêmement nombreuses et variées, et parmi elles on retrouve des nouveautés côté préservatif.

Les « détecteurs de maladie »

Il y a trois ans déjà, des ados britanniques se sont penchés sur un prototype de capote qui changerait de couleur au contact d’une IST. Bleu pour la syphilis, vert pour le chlamydia, jaune pour l’herpès ou vert pour le papillomavirus, chaque maladie est répertoriée selon un code. La couleur apparaîtrait automatiquement. Alors, « ils sont protégés donc pas besoin d’un détecteur » me direz-vous, cependant cette invention sert évidemment d’outil de dépistage : en effet, encore beaucoup trop de personnes refusent de se faire dépister par peur ou par flemme… Certes le port du préservatif (n’importe lequel) protège de diverses contaminations (et des grossesses non-désirées), son composant détecteur d’IST empêcherait la contamination d’autres personnes et la prise en charge médicale rapide des patients.

Même Bob l’éponge est ravi devant toutes ces couleurs.

Les « vegan condoms »

Le mouvement vegan prend énormément d’ampleur depuis ces dernières années. Les entreprises de préservatifs l’ont bien compris, et ont donc songé à une alternative plus « naturelle » aux produits utilisés pour la création de ceux-ci. Le cœur du problème vient de la caséine, protéine de lait animal, et de certains modèles qui sont testés sur les animaux. La marque GLYDE, approuvée par la Vegan Society et la PETA (SPA américaine), propose des modèles composés d’aucun ingrédient d’origine animale et non expérimentés sur ceux-ci.

On pourrait également citer le marque Einhorn.

Quand le marketing va (un peu) trop loin…

Parmi ces marques respectueuses de l’environnement, on compte également le Green Condom Club, qui outre le fait de produire des préservatifs issu du commerce équitable et vegan, ils revendiquent également leur composition comme étant sans gluten. Un employé de Fair2Me, autre entreprise condomesque, précise : « certaines marques utilisent des équivalents de la farine de blé comme poudre pour éviter que les préservatifs collent entre eux avant qu’ils soient lubrifiés ». En admettant que le sans-gluten soit une réelle mode alimentaire, et que le nombre de personnes souffrant réellement d’intolérance est bien moindre que la totalité des consommateurs de « gluten-free », l’initiative reste intéressante mais est-elle connue du grand public ? Et quelles solutions avaient les intolérants au gluten avant cette mise sur le marché ?

Les capotes auto-lubrifiantes : 

Dernière nouveauté en date, ces petites merveilles réduiraient considérablement la sensation de sécheresse due aux lubrifiants classiques intégrés aux préservatifs. Comment ça marche ? Le revêtement utilisé s’active au contact des fluides corporels et libère un lubrifiant à base d’eau pour une glisse totale. Sachant qu’en moyenne, 100 à 400 va-et-vient sont effectués lors d’un rapport.Conçu pour 1000 va-et-vient, ce préservatif du futur promet un confort optimal et encourage ainsi les boudeurs de la capote à les utiliser. Les essais cliniques commenceront l’année prochaine, en espérant que le résultat soit probant pour une rapide mise sur le marché !

Ça va glissssserrrrrr

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