Aujourd’hui, c’est la Journée Mondiale du BDSM ! En 2008, cette date a été officiellement choisie par un Espagnol pour honorer cette pratique. Cet homme qui fréquentait le club Rosas 5 à Barcelone, spécialisé dans ce domaine, a remarqué qu’aucune date ne célébrait le BDSM et a choisi celle-ci en référence à la disponibilité du/de la soumis.e, fréquemment établie 24 heures sur 24, 7 jours sur 7.

En ce 24 juillet 2018, dix ans après la première journée mondiale du BDSM, nous avons sélectionné quelques films qui traitent du sujet, de près ou de loin (Garanti 100% sans 50 Nuances de Grey !).

La pianiste (Michael Haneke, 2001).

Erika (Isabelle Huppert), professeure de piano sévère, mène une vie plus que tranquille entre les cours qu’elle donne et les soirées passées avec sa mère. Pour alimenter son désir enfoui, elle a une obsession pour la culture pornographique et se mutile. Walter (Benoit Magimel), son nouvel élève de vingt ans son cadet, tombe fou amoureux d’elle. Elle utilisera cet amour juvénile pour nourrir son désir de domination, à travers diverses méthodes et instructions.

L’empire des sens (Nagisa Oshima, 2001).

Dans le Tokyo des années 30, une domestique un peu trop curieuse observe régulièrement les ébats de ses employeurs. De sa curiosité va naître une relation amoureuse entre elle et son patron, et ils vont découvrir leurs limites et parfois les repousser.

Les rencontres d’après-minuit (Yann Gonzalez, 2013).

Un couple organise une orgie en pleine nuit et attend ses invités de pied ferme. Une fable loufoque, avec une Béatrice Dalle et un Eric Cantona étonnants, sur fond de très belles prises de vue.

R100 (Hitoshi Matsumoto, 2014).

Un homme adhère pour un an à un club très fermé de dominatrices. Celles-ci prennent au fil du temps de plus en plus de place dans sa vie, et il regrette alors son choix. Seulement, l’annulation à cet abonnement sera plus compliquée que prévue.

Attache-moi ! (Pedro Almodovar, 2004).

Le sublime Antonio Banderas kidnappe Marina (Victoria Abril), ancienne actrice porno en reconversion. Il est fou d’amour pour elle, malheureusement sans réciprocité. La relation de kidnappeur/kidnappé va éveiller en elle des sentiments insoupçonnés.

Nymphomaniac Volume 1 & 2 (Lars Von Trier, 2014).

Ce film en deux parties réalisé par le sulfureux réalisateur raconte le parcours sexuel et amoureux d’une femme, Joe (Charlotte Gainsbourg), de son adolescence à la cinquantaine. Celle qui se décrit elle-même comme nymphomane est recueillie par un certain Seligman après avoir été rouée de coups. En huit chapitres, elle dévoilera de manière crue chaque étape sexuelle de sa vie.

La secrétaire (Steven Shainberg, 2003).

Lee Holloway est une jeune femme qui n’a jamais tenu aucun emploi, mais parvient tant bien que mal à se faire embaucher en tant que secrétaire de l’avocat Edward Grey. Si au début ses tâches sont plus que monotones, son patron va prendre un malin plaisir à la pousser de plus en plus loin dans ses retranchements et ainsi tisser une relation plus qu’intense.

Bonus :

Histoires d’O (Just Jaeckin, 1975) et La vénus à la fourrure (Roman Polanski, 2013) : deux adaptations de classiques de la littérature érotique à plus de 40 ans d’écart. A voir par curiosité et pour comparer avec les œuvres originales ! 😉

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